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We're really my dad ? - Eliott & Mathys

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Mer 28 Mai - 15:33

Tout cela était mélangeant, perturbant pour un petit garçon comme lui, maltraité par son père depuis son plus jeune âge, on lui apprend que celui-ci n’était pas vraiment son père. Que l’homme qui est mort n’était pas son père, que son vrai père, son père biologique était toujours en vie. Il allait vivre avec celui-ci a partir de maintenant, il avait peur, peur de ne pas être un bon fils, peur que cet homme ne veule pas de lui, qui le déteste, qui le frappe comme le frappait son beau-père… On lui avait dit de mettre tous ses affaires dans son sac, même si ce qu’il possédait ne se résumait pas à grand chose. Deux chandails, deux paires de jeans plus celle qu’il portait. Il avait pris sa peluche celle qu’il avait depuis sa naissance, elle était rendu usée, mais c’était un cadeau de sa mère, son premier cadeau, il ne voulait pas se départir de ce chien en peluche tout blanc. Il la serrait dans ses bras. La dame des services sociaux était venu le chercher chez Teagan chez qui il avait passé quelques jours le temps que l’on retrouve son père biologique. Il s’installa à l’arrière de la voiture alors que celle-ci se mis en route pour le logement d’Elliot, il regardait par la fenêtre, il était stressé. Puis quand la voiture s’immobilisa il ramena ses jambes contre lui, n’osant pas sortir. La dame ouvrit la porte « Allez, Mathys on est arrivé, viens. » Il fit non de la tête, il ne voulait pas y aller, il avait peur de ce qui pourrait arriver, peur que l’homme ne l’aime pas. Il se recula sur le banc pour aller s’appuyer sur la portière de l’autre côté. Elle soupira et tenta de lui dire que tout allait bien aller. « Je reviens, bouge pas. » Il n’avait pas l’intention de bouger. Il vit la dame se rendre à la porte de la maison pour aller cogner. « Bonjour, je travaille pour les services sociaux, on va a contacter pour votre fils, Mathys, il est en bas dans la voiture, il a peur de sortir, vous devriez aller le voir peut-être qu’il sortira. » Elle ne savait pas trop comment faire sortir l’enfant, donc elle tentait sa chance en demandant au père de venir voir son fils qui était caché dans la voiture la peluche qu’il serrait dans ses bras. Il attendait, il ne savait pas ce qui allait arriver, il tremblait légèrement. Le petit n’avait toujours pas recommencé à parler, il n’arrivait pas à parler, il était trop effrayé, pas assez en confiance pour arriver à parler à nouveau…

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Ven 30 Mai - 23:40

« Ça va bien se passer. » Non. Non, ça n'allait pas bien se passer. Eliott le sentait à la voix de sa soeur. Il sentait aussi le regard qu'elle posait sur lui. C'était... un simple mauvais rêve. Le garçon se disait ça depuis le début de la semaine, quand les services sociaux avaient appelé. Au départ, il avait cru à un poisson d'avril en retard, ce qui n'avait pas franchement été drôle. Ensuite, il avait fini par capter que si, ils étaient sincères de l'autre côté du fil. Une femme à la voix austère lui avait expliqué qu'ils avaient retrouvé un testament écrite de la main d'une femme décédée. Celle-ci indiquait qu'en cas de problèmes, il fallait consulter Eliott Stark. Le problème, c'était si elle venait à disparaître. La raison, c'était son fils. La discussion avait été longue et pénible, et finalement, les pièces du puzzle s'étaient lentement rassemblées dans son esprit. Oui, il avait bien rencontré cette demoiselle il y a plus de six ans, lors d'une soirée. Il n'était qu'un adolescent à l'époque mais les deux avaient bien bu et... Disons qu'elle avait été sa première fois. Qui dit alcool dit choses faites un peu n'importe comment. Beaucoup n'importe comment dans l'immédiat puisque... « Bordel Amy... Un môme ! » « ... Oui, bah t'as bien un neveu que je sache. » Sa soeur avait beau conserver un ton léger, il voyait néanmoins son regard gêné qui fuyait la discussion. « Je suis foutu. Je connais même pas la... la mère. » Eliott se frotta les joues en réprimant les larmes qui lui montaient aux yeux.

La sonnette retentit et Eliott bondit littéralement du carton sur lequel il avait élu domicile. Parce que pour compliquer les choses, leur petite famille était en plein déménagement. Amy attrapa son fils et lança un regard désolé à son frère. « Eli'... » « Ça va, je me passerais de tes commentaires. » Sa soeur ouvrit la bouche, prête à répliquer mais une voix la coupa dans son élan. « Bonjour, je travaille pour les services sociaux, on va a contacter pour votre fils, Mathys, il est en bas dans la voiture, il a peur de sortir, vous devriez aller le voir peut-être qu’il sortira. » A présent, Eliott se sentait assez mal pour tourner de l'oeil. Sa soeur le poussa vers la porte d'entrée et il l'ouvrit, les mains tremblant comme jamais. « Euh pardon, un ca-carton bloque la po-porte... » Il sentit le rouge lui monter aux joues et il batailla un instant pour ouvrir la porte d'entrée. « Euh oui bonjour, Eliott Stark. » Devant cette femme des services sociaux, Eliott était sûr d'une chose : il n'avait presque jamais eu aussi peur de sa vie, si on oubliait la visite des flics au premier avril dernier. « Dans la voiture. » Il opina du bonnet, incapable de dire quoi que ce soit et jeta un coup d’œil à la fameuse voiture renfermant le gamin. Son enfant. Le trajet jusque là lui sembla long mais finalement, il contourna la portière. « Euh, bonjour... Tu es Mathys ? » Il n'y avait pas de mode d'emploi pour les rencontres père-fils après six ans d'absence - d'ignorance plutôt - et décès de la mère. « Je suis Eliott, Eliott Stark. Euh... Dis, tu ne voudrais pas descendre de la voiture pour qu'on fasse mieux connaissance. » Il se sentait un peu idiot en cet instant et il n'avait pas la moindre idée sur la façon dont il devait parler à un môme de six-sept ans. Encore que le petit Eddy, son neveu et le fils de sa soeur, ça allait puisqu'il approchait des un an, mais six ans... Bah il comprenait ce qu'il disait quoi. Tout en parlant, il dévisageait le petit, cherchant un trait familier, quelque chose qui lui rappelle le visage de sa mère. « Joli doudou, au fait. Moi aussi, c'était un chien. Il s'appelait Thierry à la base mais tout le monde l'appelle Ry. J'étais incapable de dire son nom correctement quand j'étais p'tit. » Eliott tendit une main tremblante au garçon, l'invitant à sortir de la voiture. « Ça te dit de venir avec moi ? »
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Sam 31 Mai - 0:43

Mathys restait caché au fond de la voiture, n'osant pas sortir de la voiture serrant sa peluche contre lui. L'enfant ne bougeait pas, il tremblait un peu et se tenant contre la portière opposé à celle où était maintenant celui qui était son père, il semblait jeune, bien plus que son père, beau-père plutôt. La dame des services sociaux était derrière de celui-ci afin de l'aider s'il y avait un problème. Mathys ne parlait pas, il n'arrivait pas à parler et il avait l'impression qu'il allait décevoir celui-ci s'il ne parlait pas, mais même s'il essayait il n'y arrivait pas. « Il ne parle pas, le médecin dit que c'est à cause du traumatisme que ça devrait revenir, mais il ne peut dire quand, ça peut prendre des jours comme des semaines voir mois. » Le petit regardait l'homme qui lui parlait, alors qu'il tentait de faire sortir l'enfant de la voiture. Il lui disait qu'il voulait lui parler que ça serait plus facile s'il sortait de voiture. Puis il dit qu'il avait lui aussi une peluche comme la sienne mais qu'elle s’appelait Thierry, mais tout le monde l'appelait Ry. Mathys voulait lui dire que sa peluche à lui s'appelait Skippy, mais il n'était pas capable, il aimerait poser des questions, mais il ne pouvait pas parler, mais sa timidité, sa peur d'être frappé aussi ne l'aidait pas.

Lors que Eliott lui tendit la main, il remarqua qu'elle tremblait un peu, il avait peur lui aussi ? Pourquoi il tremblait ? Il aimerait lui demander pourquoi il tremblait... le petit serra sa peluche contre lui, hésitant. Est-ce qu'il devait prendre la main de celui-ci ? Il avança un peu sur le banc se glissant sur celui-ci pour prendre la main bien qu'hésitant de son père. Il sortit de la voiture et lâcha la main de celui-ci pour serrer sa peluche contre lui. « Il sait écrire un peu, il communique comme ça ou par  des signes de tête. Je suis désolé je dois y aller... » Elle avait un horaire serrer, puis elle ajouta : « S'il y a un problème vous pouvez m'appeler à ce numéro et voici le dossier de Mathys, ça pourrait vous être utile, mais comme on n'a pas pu l'examiner, vous êtes le premier qui arrive à le toucher ce qui est bon signe, il y a des détails que vous allez devoir apprendre par vous même. » Le dossier disait qu'ils pensaient qu'il avait été victime de violence, mais ça n'avait pas pu être vérifié comme personne n'avait réussit à le toucher, il précisa aussi que l'enfant ne mangeait pas ou presque pas, il était allergique aux arachides et aux noix ainsi que d'autres détails sur celui-ci. Mathys gardait une distance avec l'homme qui était son père, il ne savait pas ce qui devait faire, il tremblait légèrement alors qu'il avait peur de ce qui pourrait arrivé. Il avait peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas être un bon fils, comme lui disait son beau-père. Mathys le suivit jusqu'à la maison, bien qu'il garda une distance, mais n'entra pas tout de suite dans la maison, craintif, il avait peur de faire une bêtise.
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Sam 31 Mai - 18:24

Il y avait beaucoup de scénarios dans l'esprit d'Eliott et pas un était positif. Le petit assis au fond de la voiture pouvait se mettre à pleurer. Il pouvait simplement refuser de venir. Il pouvait... Il pouvait bien des choses en fait. Le garçon le vit hésiter quand il lui tendit sa main tremblante et le regard d'Eliott se fit légèrement suppliant. Il n'avait jamais voulu d'un jour pareil, d'une telle révélation. Être le paternel d'un mioche, ça n'avait jamais figuré dans la liste de ses priorités. Il devait d'abord gagné de l'argent, aider sa soeur, élever son petit neveu... Il devait aussi enquêter, trouver le meurtrier de sa mère et lui rendre coup pour coup. Et voilà qu'il était à genou devant une portière ouverte, à tendre une main à un gamin de six ans. Son gamin de six ans. Qui ne parlait plus. Pour la première fois depuis la rencontre, les yeux du jeune homme volèrent brièvement jusqu'à la femme des services sociaux. Le petit Mathys, puisque tel était son nom, ne parlait pas. « Ah... » C'était à se demander qui du père et du fils avait le plus peur. Pour sa part, Eliott se sentait prêt à tourner de l’œil dans les minutes qui viendraient. « Ce n'est pas grave... Viens, Mathys. » Sa main trembla encore davantage. Puis le gamin la prit un bref instant le temps de sortir de la voiture. Eliott se redressa et réprima l'envie enfantine de baisser les yeux devant le regard inquisiteur de la demoiselle des services sociaux. Il n'essaya pas de prendre le petit par les épaules ou quoi, ça lui faisait bien trop peur et il avait rapidement compris que ce n'était peut-être pas une excellente idée. Une fois le dossier remis, la femme se hâta de monter dans sa voiture comme si elle avait le feu aux fesses. Qu'est-ce que tu veux, des irresponsables comme toi, il doit y en avoir des dizaines. Des pauvres mômes, des centaines. Il se sentait démuni et abandonné à des responsabilités qu'il n'avait jamais demandé. Il y a une semaine, sa vie était déjà assez difficile. A présent, il avait l'impression de voir une brèche qui donnait droit sur l'Enfer. « Euh bon, on devrait rentrer. » Le précédant de quelques pas, Eliott grimpa sur le vieux perron de la maison. Il posa une main sur la poignée antique mais se ravisa au dernier moment et il s'accroupit de nouveau devant le garçon. « Hum, je vais peut-être te parler de moi, de ma maison et tout avant... d'accord ? Actuellement, je vis avec ma soeur, Amy. Elle a un fils, Edward, qui est ton cousin. Mais c'est un tout petit garçon encore. Il y a aussi mon beau-père, l'époux de ma mère. Donc de ta grand-mère. Euh... Elle n'est pas là... » Des larmes affluèrent dans les yeux d'Eliott qui tenta de les contrôler. Un mois et demi, et elles étaient toujours aussi envahissantes ces larmes. « Un type l'a abattu il y a un peu plus d'un mois, dans la rue. » Eliott prit quelques secondes pour contrôler les tremblements dans sa voix. Le moment était mal choisi pour les lamentations. « Nous sommes en plein déménagement donc il y a des cartons dans tous les sens. » Eliott lui épargna les explications comme quoi ils n'avaient pas assez d'argent pour rester ici, dans cette maison qui était toute son enfance, toute sa vie, et qu'ils partaient pour un appartement plus petit, en ville. Il adressa un sourire un peu triste au petit. « Un jour, tu me parleras de toi, hein ? En attendant, tu veux entrer ? Ton doudou et Ry pourront faire connaissance. Je dors toujours avec, alors bon, il doit pas être loin. » Un clin d’œil joyeux pour faire illusion et Eliott se redressa pour ouvrir la porte d'entrée.
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Sam 31 Mai - 18:49

Mathys n'était pas trop sur de lui en ce moment, il voulait pas décevoir cet homme qui était son père, il voulait vraiment être à la hauteur, il ne pensait pas que celui-ci puis avoir aussi peur que lui. Pour lui les adultes n'avaient pas peur, il serrait sa peluche contre lui alors qu'il était finlament sortit de la voiture pour rejoindre son père, bien qu'il gardait une distance. Il le suivit silencieusement, comme toujours depuis la mort de sa mère, afin d'entrer dans la maison, mais Mathys fut surpris de le voir s'arrêter pour s'accroupir et lui parler, le petit l'écoutait, alors qu'il sentit la tristesse dans la voix de celui-ci, il aimerait le réconforter, mais il ne se sentait pas assez en confiance pour le faire. Il ne pensait pas qu'il allait vivre avec autant de personnes et ça lui faisait un peu peur. Il se demandait où il allait déménager, il se demandait s'il n'allait pas être de trop, causé des problèmes, Mathys ouvrit la bouche, mais rien ne sortit, penchant la tête pour regarder le sol alors qu'il n'osait pas affronter le regarder de celui-ci. Un regard qui pourrait lui faire comprendre qu'il n'était qu'un bon à rien qui ne savait même pas parler. Lui parler de lui, il voudrait bien, lui parler de lui, mais là il pouvait pas. Il hocha donc simplement la tête alors qu'il voulait lui faire comprendre qu'il voudrait bien lui parler de lui un jours. Puis il le suivit afin d'entrer dans la maison, mais il resta contre la porte d'entrée une fois celle-ci fermé, n'osant pas avancer, il serrait sa peluche tout cela était grand, ça lui faisait pensé à sa maison. Il eu un petit larme qui coula le long de sa joue alors qu'il pensait à sa maman, mais se dépêcha de l'essuyer pour pas qu'on le prenne pour un bébé en plus. Il remarqua la soeur de celui-ci comme son père lui avait dit qu'il vivait avec lui et le bébé, le petit garçon, son cousin, mais Mathys resta loin alors qu'il y avait des boites partout, le petit avait son sac à dos avec lui, ce sac qui contenait pas grand chose et il fouilla dedans pour prendre son petit calepin et son crayon, mais il était trop gêné pour écrire une question, du moins pour tout de suite. L'enfant avança un peu des adultes, mais il garda sa distance, il ne savait pas comment s'y prendre, il ne savait pas ce qu'il pouvait faire ou pas, il aimerait être capable de parler en ce moment...

Citation :
Désolé c'est court  Embarassed 
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Lun 2 Juin - 9:34

Le silence du petit garçon, bien qu’apparemment normal, mettait Eliott plus que mal à l’aise. Il ne savait pas s’il disait les bonnes choses, s’il faisait ce qu’il fallait. Il avait honte de l’avouer mais il ne se souvenait presque plus du visage de la demoiselle qui avait mis ce môme au monde. La soirée avait été brève, violente, brutale… Et il l’avait rapidement mis de côté. Comme quoi, un rien pouvait revenir vous hanter des années plus tard et de la plus curieuse des façons. Eliott referma la porte derrière Mathys et fit quelques pas dans la pièce. Sa sœur était là, silencieuse, serrant son fils contre elle.  La maison des Stark n’était pas très grande puisqu’il s’agissait simplement de l’un de ces vieux corps de ferme que l’on pouvait trouver aux alentours des villes. Mais depuis que tous les meubles avaient été démontés ou emportés et que chaque objet était soigneusement rangé dans un carton… les pièces paraissaient immenses. Vides. C’était son enfance qui s’envolait avec ce déménagement, encore un rappel de la disparition de madame Stark. Sentant le regard insistant d’Amy sur lui, Eliott se décida à faire les présentations. « Amy, voici Mathys. Mathys, voici ma sœur, Amy. » Il ne pouvait pas e résoudre à le présenter comme son fils, ni à préciser qu’Amy était la tante de Mathys. C’était trop bizarre, trop soudain… Et quelque part, il n’avait pas trop envie d’y croire. Il avait vingt-et-un ans, bordel, et déjà beaucoup de responsabilités. Une de plus était simplement impensable. Un silence gêné suivit les présentations puis Amy se hasarda à répondre. « Enchanté Mathys, et bienvenue dans notre petite famille alors. » Amy était maternelle elle. Inexpérimentée, trop jeune, mais maternelle. Elle savait quoi dire, quoi faire, pour souhaiter la bienvenue à quelqu’un. Amy adressa un sourire gentil au garçon et emporta le petit Eddy dans une autre pièce, dans l’espoir de le faire dormir un peu. « Tu devrais faire une sieste aussi, Ely. » La porte se referma, laissant père et fils plantés là. « Parfois, je me demande qui est l’aîné entre Amy et moi. » Eliott adressa une grimace à Mathys avant de lui faire signe de s’asseoir. « Hésite pas à grimper sur un carton si t’as envie de t’asseoir. J’le fais tout le temps. » Il avisa le petit carnet dans les doigts de Mathys. « Oh euh, et si tu as des questions, tu peux me les poser tu sais ? Je n’ai jamais mangé personne. » Non, t’en as juste découpées certaines et tu as pour projet d’en faire souffrir une particulièrement. Un véritable ange gardien. Eliott ignora sa petite voix intérieure et poursuivit comme si de rien n’était. « Enfin, les écrire plutôt. »
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Lun 2 Juin - 13:31

Mathys voulait qu'une chose en ce moment, être le fils parfait, il voulait pas qu'Eliott le déteste, il voulait pas être un poids, il allait tout faire pour lui plaire pour qu'il soit fier de l'avoir comme fils. L'enfant regardait autour de lui, c'était bizarre de voir des boites partout, il n'avait jamais déménagé enfin sauf pour déménager de sa maison à l'orphelinat puis aller chez Teagan, mais ce n'était pas un gros déménagement comme celui-ci. Son père lui présenta Amy, celle qui devait être sa tante, qui tenait un petit garçon, son cousin. Il hocha la tête pour dire qu'il comprenait, enfin c'était une façon de dire enchanté comme il ne pouvait pas le dire. Il se détestait, il détestait être comme ça, incapable de parler, même s'il ne savait pas s'il aurait été capable de parlé s'il l'avait pu. Puis elle quitta pour aller coucher le tout petit garçon, il fut surpris quand elle dit à Eliott de faire un sieste lui aussi, il comprenait pas trop pourquoi elle disait ça à Eliott, mais il ne faisait que les regarder. Il lui dit qu'il pouvait grimper sur un boite s'il voulait s'asseoir, mais Mathys n'osa pas, il ne voulait pas cassé quelque chose par erreur, alors il resta debout que hocha la tête quand il lui dit qu'il pouvait poser des questions ou en écrire. Puis comme les deux adultes semblaient occupés le petit décida de s'aventurer dans la maison, il voulait pas déranger alors il faisait le moins de bruit possible, il ne voulait pas non plus réveiller son cousin, il marchait dans la maison, elle était pas très grande non plus, mais il entra dans une pièce ça devait être une chambre, il y avait des boites le petit déposa sa peluche sur une boite pour aller regarder par la fenêtre se mettant sur la pointe des pieds. Mais la fenêtre était trop haute pour lui, alors il alla prendre une boite et la mettre sous la fenêtre et grimpa dessus pour regarder par la fenêtre, il était tout petit, il n'était pas lourd, mais la boite devait rien contenir de très solide comme elle se renfonça le faisant tomber sur le dos. Ça fit un gros bruit sourd, il se redressa pour aller se cacher dans le placard, cacher au fond se mettant en petite boule alors qu'il avait peur devoir briser quelque chose à l'intérieur de la boite, d'avoir fait quelque chose de mal. Il avait peur de se faire crier dessus, frapper comme avant. Il s'était mis en petite boule dans le placard et il tremblait, tentant de faire le moins de bruit possible, pour ne pas qu'on le trouve, il était effrayé, tout ça était nouveau pour lui, il ne connaissait pas cet homme, ni cette femme. En tombant il avait laissé du sang au sol, comme il n'avait laissé personne le touché, personne n'avait pu soigné correctement son dos, c'était horrible à voir et en tombant une cicatrice qui n'avait pas totalement fini de cicatriser s'était ouverte, il avait mal, mais s'en foutait, il voulait pas se faire chicaner, il voulait pas se faire frapper. Il avait entendu quelque chose craquer dans la boite, il était sur que quelque chose s'était brisé dans la boite...
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Lun 2 Juin - 22:52

Voyant qu'il ne pourrait plus rien tirer du petit garçon dans l'immédiat, Eliott gagna la fenêtre la plus proche. Quand il était encore petit, sa mère le prenait sur ses genoux ici, et elle bavardait tranquillement avec lui. Les soirs d'orage, elle lui montrait le ciel, le serrant plus fort à chaque éclair. Et puis il avait grandit et ce rebord était devenu son canapé personnel. Il s'y installait pour tester les jeux sur console portable tandis que sa petite famille s'agitait autour de lui. Il s'y asseyait aussi avec Amy et le frère et la soeur passaient du temps à bavarder. Et puis sa mère avait été tué et ce rebord était redevenu un vulgaire rebord de fenêtre, un rebord qu'il laissait derrière lui. Il allait s'en aller de cette maison pour toujours, abandonnant rebords et souvenirs. En faisant cela, il avait l'impression de laisser tomber sa mère, de lui faillir. Pensée insupportable. Eliott suivit un bref instant Mathys du regard, cherchant une quelconque ressemblance entre eux deux. Il voulait encore croire que tout cela n'était qu'une blague, que les services sociaux reviendraient le chercher. C'était lâche, mais lui-même n'était encore qu'un gosse. Un gosse qui élevait un autre gosse n'avait jamais fait bon ménage. Le petit disparut dans une pièce et Eliott grimpa sur le fameux rebord, contemplant le jardin. Tu crèves de trouille. Il n'avait pas besoin que son inconscient le lui répète. Il crevait de trouille, effectivement. Il avait eu tendance à complètement dérailler ces derniers temps. Il se sentait dériver en permanence. Lui qui avait toujours été plutôt ouvert devenait taciturne, désagréable. Il ne dormait plus, trop occupé à enquêter. Quand il n'enchaînait pas les petits boulots pour ramener de l'argent à la maison, il travaillait sur le meurtre de sa mère. Et quand il ne faisait pas tout cela... Tu divagues. Regarde avec Sezaïc, t'as pété les plombs et tu feras la même chose avec ce mioche. « Ah, silence. » Un soupir. Il ferma les yeux un bref instant et un bruit sourd monta de son ancienne chambre. Eliott se redressa vivement et glissa au bas du rebord. Il avait envie de s'enfuir en courant, loin, et pourtant il entra dans la pièce. C'était Amy qui savait faire ces choses-là, pas lui. « Mathys, tout va bien ? J'ai entendu un bruit et... » Personne dans la pièce. « Mathys ? » Eliott avisa le carton juste sous la fenêtre. Or, il avait lui-même mis les affaires dedans. « Oh putain, le cadre. » Oubliant un bref instant le petit, Eliott traversa la pièce en clin d’œil et s'empressa d'ouvrir la boîte en carton. Dedans, des éclats de verre. « La photo, la photo... » C'était un bête souvenir, la partie raisonnable d'Eliott le savait, mais cette vieille boule à neige renfermant une antique photographie était... spéciale. Apercevant l'image, humide, au fond du carton, il tendit la main et s'entailla le poignet sur un éclat de verre. « Ah, chiotte...! » « Tout va bien ici ? Où est le petit ? Eh, c'est du sang par terre ? » Comme hypnotisé par la scène, Eliott ignora sa soeur et observa la course lente d'une goutte de sang dans le carton. Sur la photo. « Eliott ! » Dans un sursaut, il se retourna vivement. « Euh... Aucune idée. Dans la pièce, il en est pas sorti. »  Son coeur balança un bref instant entre la photo et la recherche du petit Mathys, un coup d’œil d'Amy l'aida à se décider. « Mathys ? Où es-tu ? Tu vas bien ? Tu, euh, tu es tombé ? » Sa voix tremblait. Pas terrible. A tout hasard, et parce qu'il s'agissait de l'ultime meuble dans son ancienne chambre, Eliott ouvrit l'armoire. Mathys était bien là, roulé en boule dans un coin. « Oh, pauvre... » « Attends. »  Eliott arrêta sa soeur d'un geste et lui bloqua le passage en s'agenouillant devant l'armoire. « Laisse-nous, s'il te plaît. » « Tu es sûr que... » Que quoi ? Il n'allait pas le frapper, quand même. « S'il te plaît, Amy. » Son coeur battait vite, trop vite, mais il se força à calmer sa respiration. La porte se referma derrière lui. « Mathys, tout va bien ? » Il n'allait pas répondre puisqu'il ne parlait plus. « S'il te plaît, sors de là. Tu ne risques rien avec nous, tu sais ? » Véritable jeu de patience. Incapable de regarder ce petit bout d'homme roulé en boule dans l'armoire, il observa plutôt le sang sur sa main. « Je sais que tu as mal quelque part. Il y a du sang par terre. Est-ce que tu veux bien venir avec moi ? Juste sortir de là et me dire si tu vas bien. Et si tu as mal quelque part, il faudra faire quelque chose, tu sais. » Assis en tailleur, Eliott attendait.
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Lun 2 Juin - 23:15

Mathys était tombé de la boite le contenu pas très solide, il avait entendu un bruit de verre brisé et il avait pris peur, il s’était fait mal, mais il se dépêcha d’aller se cacher dans le placard pour ne pas se faire frapper. Il entendait les pas, il pouvait entendre l’homme parler, tout ce qu’il disait, il semblait inquiet à propos d’une photo, Mathys s’en voulait, il avait pas voulu cassé quelque chose, il avait juste voulu regarder dehors, il entendit ensuite une autre voix, ça devait être sa tante, qui semblait inquiète et il pouvait les entendre le chercher. Il fini par voir la porte de l’armoire s’ouvrir alors qu’il était caché en boule au fond, les jambes repliés contre lui entouré de ses bras afin de se protéger, de se faire le plus petit possible. Son père lui posait plein de questions, Mathys tremblait, il avait peur de se faire frapper, après tout il avait cassé quelque chose, son beau-père le frappait pour moi. Son t-shirt devait être tâché de sang à l’arrière, il avait envie de faire confiance à ce jeune homme, mais il avait peur qu’il soit gentil pour ensuite lui faire du mal. Mathys remarqua qu’il n’était pas le seul à saigner, la main d’Eliott aussi était en sang, il avait du se couper avec ce qu’il avait brisé. Eliott voulait l’aider, le faire sortir de là, l’enfant était soulager qu’il ne l’ai pas pris de force pour le sortir de là, il voulait lui dire qu’il était désolé il sortir son calepin de sa poche pour écrire dessus.. Désolé… Il avait les larmes aux yeux qui coulaient involontairement le long de ses joues alors qu’il fit glisser sur le plancher le calepin pour l’envoyer à son père qui s’était assis. Cela pris quelques minutes avant qu’il ne bouge, il y avait du sang où il était et il tenta de l’essuyer un peu avec son t-shirt ne voulant pas tacher le sol, pour pas se faire chicaner parce qu’il aurait sali le sol, même si ce n’était pas volontaire. Il s’approcha de son père pour prendre la main de celui-ci, celle qui saignais et la serra un peu, comme s’il voulait arrêter le sang, qu’il voulait aider son papa. Mathys ne pouvait pas lui dire qu’il allait bien, d’ailleurs ce n’était pas vrai, il avait mal, il avait mal au dos à cause de la chute et la cicatrice qui s’était rouverte. Le petit couru récupérer sa peluche pour la serrer contre lui, bien qu’elle risquait de se retrouver tâcher de sang. Il vérifia que personne ne pourrait voir et il s’assit devant Eliott, mais dos à lui, lui donna ainsi la permission de regarder, l’enfant ne serait pas capable de le faire lui-même, effrayé de ce qui pourrait arriver, mais c’était un petit pas vers son père qu’il faisait, pour lui accorder sa confiance. Il tremblait alors qu’il avait peur de la réaction de celui-ci quand il verrait son dos, car ce n’était vraiment pas joli à voir, il était recouvert de cicatrices, des bleus qui n’étaient pas totalement disparu encore, son père était violent, très violent, enfin lui qu’il pensait être son père. Il attendait, alors qu’il serrait sa peluche et ferma les yeux, essayant de rester calme et faire confiance à Eliott, lui laisser une chance, après tout il était son papa, d’après ce qu’on lui avait dit et sa maman était gentille, donc peut-être que son vrai papa serait gentil avec lui… contrairement à son beau-père. Il allait apprendre à le connaître… mais c’était déjà un grand pas en avant pour le petit de le laisser le toucher.
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Mer 11 Juin - 22:15

Le souffle court, Eliott attendait. C'était presque pire que l'attente avant un examen. C'était un peu une sorte de jugement, où il saurait enfin si Mathys le jugeait apte à être... A être quoi, père ? C'était ridicule. Il ne serait jamais un père, du moins pas avant les dix années à venir. Il avait vingt-et-un ans, il aurait dû traîner dans des fêtes à droite à gauche, toucher un peu aux drogues, frôler les interdits, chercher le danger... Tu fais tout ça. Certes, mais pas de la bonne manière. Et bordel, il avait un garçon de six ans sur les bras à présent. Enfin roulé en boule dans son armoire actuellement. Le gamin sortit son carnet et gribouilla quelque chose. Le coeur d'Eliott manqua un battement. L'attente d'un jugement, encore. Mais non, juste des excuses écrites sur un bout de feuille, de la part d'un môme qui avait tout perdu. Pour une fois, il ne trouva rien à répliquer et se contenta de rester là, à attendre la suite. Quand Mathys bougea enfin, le coeur d'Eliott fit un nouveau bond dans sa poitrine, réaction parfaitement idiote. Il n'était pas sûr d'avoir un jour eu aussi peur de quelqu'un, et encore moins d'un modèle réduit, mais là ça frisait le ridicule. C'est ton môme, en même temps. En sortant du placard, Mathys attrapa la main d'Eliott. Qui ne bougea pas d'un pouce. Il était d'un naturel spontané mais avec ce gosse... Il avait du mal. Il sentait ce côté fragile, blessé sans doute, et il avait peur que chaque geste ne l'effraie. Un peu comme le petit écureuil blessé qu'il avait trouvé une fois, quand il venait d'arriver en ville. Un petit animal sauvage dont la confiance était encore à gagner. Mathys passa en coup de vent à côté de lui et traversa la pièce pour récupérer sa peluche.

Et puis Mathys s'assit dos à lui, là, au milieu de la pièce. Eliott ne voyait que le t-shirt tâché de sang mais ça suffisait à lui faire peur. Il n'avait aucune idée de ce qu'il étaiy sensé faire et il n'y avait surement pas de mode d'emploi sur Internet pour aider un garçon au dos blessé alors qu'il est muet, qu'il n'est arrivé que un quart d'heure auparavant, qu'il est votre fils, détail que vous ignoriez encore il y a une semaine. Ouais non, un tutoriel sur ce thème ne devait pas exister. Eliott s'approcha à quatre pattes du petit et se réinstalla en tailleur derrière lui. Il ne devait pas y avoir de bonnes façons de procéder finalement, aussi se contenta-t-il d'attraper le bord du t-shirt le plus délicatement possible et de le soulever. « Oh. » Il ne s'attendait certes pas à ça quand une assistante sociale lui avait téléphoné la semaine passée. Il avait flippé et compagnie, évidemment, mais il n'avait pas imaginé une seule seconde qu'il pourrait avoir un fils muet et vraisemblablement battu. « Je vois. » Un sentiment de panique s'empara une nouvelle fois de lui tandis qu'il hésitait. Il ne voulait pas mêler sa soeur à ça, il y avait des choses qu'elle n'était pas en mesure de gérer. Parce que toi oui, peut-être ? Laisse-moi rire. Il était parfaitement incapable de gérer ça mais Amy était trop gentille, trop maternelle, trop tactile, trop tout. Elle aurait envie de serrer le petit dans ses bras, de le rassurer et tout ce qui allait avec. Mais bref, une décision, vite. Là, maintenant. « D'accord. Écoute-moi, Mathys. Il faut absolument que l'on nettoie tout ça, okay ? Je vais juste faire un saut dans la salle de bain pour récupérer la trousse de secours. Ensuite, je vais revenir ici, fermer la porte pour qu'on soit tranquille et m'occuper de tout ça. » Du bout des doigts, Eliott effleura les cheveux de l'enfant avant de se raviser. Sans rien rajouter, il s'éclipsa un instant et revint avec la petite trousse à pharmacie que sa mère utilisait avant. Pour les piqûres de guêpes, pour les coupures, les bleus, les trucs, les choses. Des larmes piquèrent de nouveau les yeux d'Eliott qui les refoula avec difficulté.

« Ça peut piquer un peu, d'accord ? C'est juste de l'eau avec un peu de désinfectant pour nettoyer tout ça. » Eliott hésita un bref instant, le coton suspendu à deux millimètres d'une mauvaise cicatrice... Et posa finalement le coton sur la peau du garçon. Il n'y avait pas d'autre méthode, si...? Rassure-toi, rassure-toi.
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Mer 11 Juin - 23:04

L’enfant s’était caché dans le placard après avoir défoncé la boite de son poids  en grimpant dessus, ce n’était pas ce qu’il avait voulu, non vraiment pas. Il ne voulait pas déjà se faire détester par celui qui était son vrai papa, c’est ce qu’on lui avait dit. Il voulait donc pas qu’il le déteste, il se demandait pourquoi il n’était jamais venu le voir avant, mais d’après ce qu’il avait compris, celui-ci ne le connaissait pas. Ne savait pas qu’il avait un enfant, mais quand même Mathys se demandait s’il voulait vraiment de lui, s’il allait se débarrasser de lui quand il en aurait marre d’avoir un gamin dans les pattes. Il avait fini par prendre son calepin pour écrire qu’il était désolé et il le donna à son papa enfin le fit glisser sur le sol pour garder sa distance. Son papa ne dit rien, il ne savait pas si c’était parce qu’il lui en voulait vraiment, qu’il le détestait ou c’était parce qu’il ne savait pas quoi dire. Il fini par se lever pour s’approcher en voyant du sang sur la main de celui-ci, s’il s’était blessé c’était de sa faute, il lui ferait bien un câlin, mais il n’osa pas, comme il ne savait pas ce qu’il allait faire si jamais il lui faisait un câlin, peut-être qu’il le repousserait ? Donc, il était peut-être mieux qu’il garde une distance. Puis il fini par aller prendre sa peluche, son petit chien en peluche tout blanc qui se retrouva tâché avec du sang, mais c’était pas grave, c’était sa peluche et il voulait pas qu’on lui enlève.

Mathys avait fini par sortir du placard alors qu’il se demandait de venir le voir afin qu’il puisse examiner sa blessure, en fait c’était plutôt ses blessures, comme plusieurs n’avaient pas fini de guérir, ça ne faisait pas si longtemps que son beau-père est mort et donc qu’il l’a battu, le petit avait hésiter, mais il avait fini par le faire alors qu’il s’était mis dos à celui-ci. Mathys s’installa devant lui afin qu’il puisse le soigné, qu’il puisse regarder ses blessures, le dos de l’enfant n’était vraiment pas beau à voir. Après tout, il avait été battu toutes les dernières années alors que son père était vraiment violent. Il serra les dents et sa peluche contre lui quand il sentit son t-shirt être relevé puis enlever. Il ferma les yeux et il écouta les paroles de celui-ci alors qu’il lui disait qu’il fallait tout nettoyer ça et qu’il allait chercher une trousse de secours dans la salle de bain. Puis il serait tranquille comme il allait fermer la porte quand il allait revenir. Le petit hocha la tête pour dire qu’il avait compris. Il le regarda partir et il serra sa peluche contre lui. Puis il le vit entrer dans la chambre et refermer la porte pour s’installer à nouveau derrière lui en le prévenant que ça risquait de piquer un peu. Hochant la tête, il allait tout faire pour pas se plaindre, il ne voulait pas que celui-ci le trouve bébé ou peureux… même si d’un côté il était un peu peureux… Il eu un petit gémissement de douleur quand il sentit le petit coton imbibé touché son dos et ça fit bouger un peu l’enfant qui avait mal. Mais il resta le plus immobile possible ensuite, pour ne pas déranger alors que celui-ci continuait de nettoyer sa blessure. Après un moment, qui fut beaucoup trop long… comme son dos était recouvert de cicatrice, quand celui-ci lui annonça qu’il avait fini le petit se retourna et il pris la main blessé de son papa et pris un coton pour faire comme son papa lui avait fait pour lui. Il faisait attention pour ne pas lui faire mal, comme lui l’avait fait, c’était une façon pour l’enfant de le remercier. Quand il eut fini il le regarda, il ne savait pas ce qu’il pouvait faire maintenant, ais il ne voulait pas le décevoir, il espérait vraiment que celui-ci ne le détesterait pas. Il pris son petit calepin pour écrire.. «  On fait quoi maitnant ? » Il voulait écrire maintenant, mais il n’était pas trop sur de comment on l’écrivais alors il avait essayé de l’écrire le mieux possible.  

Il devait être l’heure de manger maintenant, mais il ne mangeait pas depuis la mort de ses parents, enfin de sa maman et son beau-père. Il avait perdu du poids, il était bien trop mince d’après les médecins, enfin le médecin qu’il avait vu, il avait mangé un peu une fois chez le médecin comme elle avait trop pris à manger dans le but de le faire manger. Il avait peur qu’on le force à manger et surtout fallait faire attention, il avait des allergies… aux arachides et aux noix.
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Jeu 12 Juin - 22:21

Eliott sursauta quand l'enfant bougea mais il se morigéna intérieurement. Quand on voyait l'état du dos de Mathys, il était évident qu'il souffrait... Et que ça durait depuis un bon moment. Il avait bien envie d'entendre toute l'histoire, de voir le petit se confier à lui, brusquement reparler et tout lui expliquer. Être un mode d'emploi vivant. Car bon, qu'avait-il, lui ? De brèves explications de la part d'une femme qui s'était tirée aussi vite que son ombre - elle devait livrer des gosses à domicile tous les jours, ce qui expliquer peut-être son manque de communication - et un dossier un peu corné. Même les jeux de Nintendo DS avait un mode d'emploi plus fourni. Eliott acheva son travail d'infirmier tout en se retenant de fondre en larme et rassembla les cotons ensanglantés en un petit tas sur le sol. La suite le surprit, mais qu'est-ce qui ne le surprenait pas ces derniers temps ? Sa vie avait pris un tournant dangereux et parfaitement fou. Ce n'était qu'un chapitre de plus à ajouter à cette histoire de dingue, celui où son fils de six ans lui rendait ses gestes de soin. Avec un geste rageur, Eliott essuya une larme et se releva. « Il faudra désinfecter tout ça régulièrement. Là où il n'y a pas d'entailles ou de cicatrices, on pourra essayer de faire partir les bleus avec de la pommade. Elles sont dans un carton mais ma soeur devrait pouvoir remettre la main dessus. » Le grattement d'un stylo contre le papier le ramenèrent sur Terre à temps pour lire les quatre mots sur le calepin. Un sourire étira un bref instant les traits fatigué du jeune homme. « M-A-I-N-T-E-N-A-N-T. Mais t'inquiète pas, je savais pas l'écrire non plus quand j'étais grand comme toi. » Un clin d'oeil, un nouveau sourire, et il lui indiqua la porte. « Je te propose qu'on aille casser la croûte dehors. J'en peux plus de ces cartons, ils me dépriment. » Eliott qui n'était plus honnête avec personne depuis deux mois l'était avec cette minuscule larve de six ans. « Je sais pas c'que tu aimes mais on devrait bien trouver un truc comestible dans la maison quand même. » Il passa devant, sentant qu'il devrait jouer l'éclaireur encore quelques temps avant que Mathys ne se sente à l'aise, et il attrapa le dossier qui traînait sur un carton. « Faut que je lise ce truc avant de t'empoisonner malencontreusement. Allergies... Allergies. Oh, arachides. Je crois que mon père l'était aussi. Ça saute des générations ces machins ou c'est juste un hasard ? » Eliott parlait tout seul, déblatérait des trucs sans queue ni tête mais ça avait le mérite de le rassurer. « Euh bah écoute, je sais pas dans quoi y a des arachides mais le chocolat, je crois que ça passe. Papa en mangeait donc... » CQFD. Il dénicha bientôt une plaque de chocolat basique dans un coin du frigo, seul truc qui n'était pas au fond d'un carton. « En route, l'aventurier, on va faire un tour dehors avant de mourir enterrer sous les cartons. » C'était un peu comme du baby-sitting à long terme en fait.

Eliott dévala les marches du perron avec un sourire. Mathys était peut-être un peu rayon de soleil qui débarquait dans sa vie. Peut-être que ce Dieu que sa mère respectait avait finalement choisi de revenir faire un tour du côté des Stark, notamment en les réunissant dans un seul et même endroit. Il s'installa dans l'herbe, au beau milieu du jardin, et fit signe à Mathys de s'asseoir à côté de lui. Pendant les cinq minutes suivantes, il s'appliqua à sortir le chocolat du papier brillant sans le déchirer, comme s'il s'agissait d'une véritable cérémonie. Et c'en était une ! La dernière fois qu'il avait échoué, il s'était volontairement privé de chocolat pendant sept jours. Bon, chaque personne avait des manies bizarres hein... « Oh, je suis trop fort. Regarde ça, tout beau ce papier argenté ! » Un éclat de rire, et on retrouvait le Eliott d'avant, le Eliott sympathique qui souriait et riait à tout va. Il cassa deux morceaux de chocolat et en tendit un à son petit voisin. « T'en veux ? » Il lui lança un regard interrogateur en croquant dans son propre carré. « Ma mère mangeait que ça. Si on y prenait pas gaffe, elle en aurait fait son menu à chaque repas. » S'il souriait toujours, il y avait cette pointe nostalgique qui était de retour dans ses yeux. C'était plus fort que lui. Détournant le regard, il mangea un nouveau morceau de chocolat.
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Jeu 12 Juin - 22:57

Mathys avait mal, mais il faisait attention de ne pas bouger quand son papa nettoyait ses blessure, mais après un moment celui-ci eu fini et Mathys c’était retourner pour nettoyer la blessure de celui-ci, c’était sa façon à lui de le remercier, comme il pouvait pas le dire et il n’osait pas lui faire un câlin de peur d’être rejeter, pousser… Il hocha la tête quand celui-ci lui dit qu’il allait falloir désinfecter le tout souvent et qu’il pourrait mettre de la pommade sur ses bleus pour les faire partir. Il le regarda se lever, mais l’enfant lui ne se leva pas et écris plutôt pour demander ce qu’il faisait maintenant. Il se crispa quand Eliott lui dit comment écrire pensant qu’il était fâché ou déçu, son beau-père le frappait pour moins. Il se concentra pour retenir comment on appeler ce mot, pour pas se tromper la prochaine fois, mais Eliott ne sembla pas fâché comme il disait que lui aussi il savait pas écrire ce mot à son âge. Mathys se leva pour le suivre, alors qu’il proposait de manger quelque chose, le petit ne mangeait pas vraiment depuis quelques jours, donc il hocha la tête, il était d’accord. Il ne savait pas s’il allait manger ou arriver à manger, mais il voulait bien faire un effort pour lui, après tout il était gentil avec lui, du moins pour l’instant.. peut-être uqe ça allait changer après tout son beau-père était gentil au début.

Il parlait beaucoup son papa, Mathys l’écoutait, alors qu’il disait tout plein de trucs, alors qu’il demandait si les allergies sautaient des générations ou pas. Le petit haussa les épaules comme il ne le savait pas, puis il e regarda fouiller pour trouver un barre de chocolat, un trucs que Mathys il ne mangeait vraiment pas souvent. Il le regardait faire et il eut un petit sourire, son premier depuis son arriver et il le suivit afin de sortir prendre l’air, Mathys avait pris un autre t-shirt dans son sac et l’avait enfiler avant de sortir. Il le suivait et il s’assit à côté de lui, en ardant une petite distance de sécurité. Il le regardait déballer le chocolat alors qu’il semblait très concentrer à ne pas déchirer le papier et le voir rire fit rire un peu Mathys qui apprenait à connaître celui-ci. Puis Mathys haussa la tête, il voulait bien en manger, il pris le petit carré de chocolat entre ses doigts et il en pris une bouchée. Ça faisait un bon moment qu’il avait rien mangé. Et il l’écoutait parler, alors qu’il se demandait elle était où sa maman. C’est pourquoi il pris son calepin pour écrire « Elle est où ta maman ? » Il ne savait pas, ne pouvait pas savoir que la mère de celui-ci était morte comme sa maman aussi était morte. Il ne se rendit pas compte que c’était une question qu’il aurait du éviter.

Le petit s’était rapprocher un peu de son papa alors qu’il serrait sa peluche contre lui et mangeait le carré de chocolat en faisant fondre dans sa bouche sur sa langue puis il mis le reste de son carré de chocolat dans sa bouche pour le manger, par contre il n’osa pas en demandé d’autres. Il sentit son ventre gargouiller et faire du bruit, il mis un main dessus pour essayer de masquer le bruit, mais ça fonctionnait pas vraiment. Il le regarda et serra sa peluche contre lui puis regarda son papa qui semblait pensif…
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Ven 13 Juin - 22:11

Le chocolat, c'était une grande partie de la vie d'Eliott, ou même des Stark en général. Et quand Mathys accepta le carré qu'il lui tendait, il se sentit heureux. Parce que c'était déjà un point commun entre eux, parce que sa rencontre avec le gamin se passait relativement bien, parce qu'il se sentait bien, là, assis dans l'herbe. Il jeta un coup d’œil à la feuille du calepin sur lequel Mathys écrivait et lança un long regard pensif au petit. Il ignorait où se trouvait sa mère, là, maintenant. Il ne savait pas ce que les légistes lui faisaient. Il ne savait pas quand il pourrait l'enterrer. Il ne savait pas... beaucoup de choses. En théorie, l'enquête sur son meurtre n'était pas close mais elle était clairement tombée dans les oubliettes. Ça n'avançait plus, les enquêteurs ne levaient pas le petit doigt pour la résoudre. Elle n'était qu'une victime parmi tant d'autres et c'était simplement la faute à pas de chance. Au mauvais endroit au mauvais moment, comme on disait. « On l'a tuée. On l'a lâchement assassinée dans un coin et on l'a laissée là. » La voix d'Eliott trembla un peu sur la fin, dérapant dans les aigus, et il se tut le temps de reprendre le contrôle. La mère de Mathys était morte, elle aussi, et bizarrement, ça réconforta le jeune homme. C'était mal de penser ainsi mais... Il n'était pas tout seul. Plus tout seul. Depuis le premier avril, des dizaines de personnes avaient défilé sur le pas de leur porte ou par téléphone, leur disant combien ils partageaient leur peine... Tss, que des hypocrites. « Bref, maintenant elle est ici, maman. » Avec un sourire un peu forcé, Eliott se tapota le front du bout du doigt. « Dans nos souvenirs. Tout comme ta mère est dans les tiens. » Pour faire disparaître cette boule douloureuse qui avait élu domicile dans sa gorge, Eliott cassa la plaque de chocolat en deux et en tendit un bout à Mathys. « Tu as faim, je crois. Z'ont oublié de te donner à manger ? » Il lâcha un rire léger qui contrastait avec son expression et un léger silence s'installa, durant lequel il dégusta simplement le chocolat. « Tu sais, je n'ai pas beaucoup connu ta mère mais... C'était une chic fille, du moins le temps d'une soirée. » Certes, il ne se souvenait pas de son nom mais il se rappelait avoir passé une très bonne soirée avec elle. Assez pour sa première fois du moins.
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Ven 13 Juin - 22:53

Mathys aimait bien le chocolat, même beaucoup, dès qu’il pouvait en manger il le faisait, sa maman lui en donnait parfois, mais il devait le manger en cachette, comme son beau-père n’aimait pas le voir manger du chocolat, bonbons ou autres aliments qui aurait pu lui faire plaisir. L’enfant avait écris sur son calepin une question afin de savoir où était la maman de celui-ci, il se sentit triste pour lui. Il écrit rapidement « désolé » sur son calepin, il savait que ça faisait mal de perdre quelqu’un comme il venait de perdre sa maman. Il se leva pour lui faire un câlin, le premier, mais il sentit qu’il devait le faire, pour se faire pardonner de la question et pour le consoler. Il retourna ensuite s’asseoir pas trop loin d’elle alors qu’il ouvrit la bouche pour parler, mais la referma, sans rien dire et mis une main sur son cœur, pour dire que sa maman elle était aussi là. Puis il le regarda cassé le chocolat et lui tendre la moitié de la barre. Le petit la pris et en mangea un bout, en fait, il reprenait un peu l’appétit à cause d’elle comme il n’arrivait pas à manger là bas. Le petit comme il voulait pas que personne ait de problèmes il écris « J’avais pas faim…. » C’était pas totalement ça, mais il savait pas comment écrire qu’il avait pas envie de manger, qu’il était trop triste pour manger, qu’il avait pas la tête à manger. Puis il pris une autre bouché de chocolat qu’il laissa fondre dans sa bouche alors qu’il fut surpris qu’il lui parle de sa maman. Sa maman, c’était la plus gentille, enfin à ses yeux. C’est pourquoi il écrit : « Maman me manque… je l’aimais bocoup. » Il écrit le beau au « son » pas sûr de comment on devait l’écrire, mais quand il entendait ce mots il entendait un « o » donc il pensait que ça s’écrivait comme ça. Il pris un autre bouché et ça ne pris pas très longtemps pour qu’il finisse le chocolat qu’on lui avait donné. Par contre, il n’avait plus faim, il n’arriverait pas à manger plus, c’est pour ça qu’il est aussi petit, maigre, il avait perdu l’appétit. Le petit gardait une distance avec son papa, mais qu’il lui ait fait un câlin était déjà beaucoup pour lui, un gros effort. Il se frotta les yeux alors que la journée était épuisante pour lui, riche en émotion et serra sa peluche contre lui. Il se rapprocha un peu de son père alors qu’il restait assis dans l’herbe, il voulait rester avec lui, il avait peur de se retrouver tout seul et qu’on lui fasse du mal... qu’on parte sans lui, qu’on l’abandonne…
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Sam 14 Juin - 19:39

Eliott lâcha un bref soupir et suçota le dernier morceau de chocolat. « Ouais, comme je suis désolé pour ta mère à toi. » C’était assez bizarre : apprendre que cette fille, sympa mais qu’il connaissait à peine, était morte ne lui avait pas fait grand-chose. Il s’était simplement fait le commentaire que bosser pour le maire avait finalement son utilité. A force de laisser ces types qui se croyaient tout permis ravager la ville, il n’y aurait plus un seul habitant à Belfast. Il avait davantage eu de peine pour le gamin assis présentement à côté de lui. Parce qu’il savait ce que ça faisait, de perdre quelqu’un de proche, et parce qu’il compatissait. Le câlin le prit par surprise et son seul réflexe fut de se figer un bref instant, le temps que Mathys le relâche. C’était débile, parce que le geste du garçon lui faisait plaisir autant qu’il le surprenait, mais c’était plus fort que lui. « T’inquiète, on va gérer tous les deux. Une bonne équipe, je le sens. » Imitant Mathys, il posa lui aussi sa main sur son cœur. Pour l’instant, Eliott se sentait près à aimer ce gamin grand comme trois pommes. Ils avaient des points communs et puis… Bah, c’est ton fils en fait. Certes, mais ce détail génétique ne faisait pas tout. Son propre père avait bien cessé de voir ses deux enfants du jour au lendemain, quand maman Stark s’était envolée pour l’Irlande avec un autre homme. Le véritable père d’Eliott avait pris la peine de téléphoner à ses gosses les premiers mois et puis lentement mais surement, il avait rompu toute communication. « La faim reviendra. Regarde ce chocolat, il a pas fait un pli. » Eliott ne fit pas allusion à la perte de la voix de Mathys mais songea qu’elle aussi reviendrait sans doute un jour. Elle s’était simplement cachée, et il restait à la retrouver. Le jeune homme se fit la promesse mentale d’y parvenir, tout en guettant les prochains mots du petit sur son carnet. « Elles nous manqueront toujours, j’imagine. » Après deux mois, la sienne lui manquait toujours cruellement en tout cas. Rien qu’un truc du quotidien suffisait à souligner l’absence, à lui rappeler tel et tel souvenirs qu’il pensait avoir oublié. La salière, un tube de dentifrice, un rayon de supermarché… Insupportable mais à force, Eliott prenait un plaisir assez bizarre à se remémorer ces scènes innocentes. Une façon de haïr encore davantage l’assassin, sans doute. Il ne fit pas de commentaire sur l’orthographe de beaucoup, se disant que chaque chose en son temps. « Mais bon, on va essayer d’être une famille hein ? Elle aura bien grandi en un an, cette famille, avec le petit Eddy et toi. C’est cool. » C’était surtout des responsabilités et du stress en plus mais finalement, Eliott aimait bien l’enfant. Ton fils. Ouais, son fils. Il adressa un sourire tranquille à Mathys, tendit une main hésitante… Et lui ébouriffa rapidement les cheveux avant de se coucher dans l’herbe. « J’aime trop ce jardin, ça va me manquer ça aussi. » La fin d’une époque.
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Sam 14 Juin - 21:27

Le petit hocha la tête quand il lui affirma qu’il était désolé pour sa maman lui aussi, Mathys lui avait fait un câlin, mais son papa ne réagit pas vraiment, alors il se demanda si c’était une homme idée de lui en faire un. Il aurait peut-être pas du, il n’en refera pas alors, pas pour tout de suite, il laissera son papa faire les premiers pas. L’enfant n’avait jamais été très à l’aise avec les contacts physique, surtout avec les hommes, déjà avec les femmes s’étaient plus facile comme ça maman était gentille avec lui. Le petit hocha la tête quand son papa lui dit qu’il ferait une bonne équipe, il espérait, comme il espérait pouvoir parler à nouveau un jour, arriver à manger normalement. Enfin bref, être un enfant normal, comme avant, bien qu’avant il n’était pas totalement normal puisque son beau-père le frappait… L’enfant n’aimait pas montrer son dos, mais il avait laissé son papa regarder, il lui avait fait un câlin, avait laissé celui-ci le toucher, tout cela pouvait être anodin pour certains. Mais pour lui, tout cela était un grand pas, quelque chose qu’il n’avait jamais fait avec un homme. Il fut triste quand il affirma qu’ils allaient toujours s’ennuyer de son papa, puis il fut surpris, il voulait être un famille, vraiment? Il le voulait comme fils, cela fi faire un petit sourire à celui-ci, il hocha la tête, il voulait une famille, il espérait que jamais son papa l’abandonnerait ou le frapperait. Qu’il soit le papa dont il rêvait, ce qui ne serait pas très dur, il n’a qu’à être gentil avec lui, présent, patient, qu’il évite de trop lui crier dessus comme ça le mettait mal à l’aise, ça lui faisait peur, car pour lui quand on le disputait, lui criait dessus ça voulait dire qu’il allait se faire frapper. C’est sur qu’il allait avoir des gestes de recul, être un peu distant, qu’il allait dormir sous son lit comme il le faisait depuis longtemps, jusqu’à ce qu’il se sente plus à l’aise. Il allait se faire très discret et éviter tout ce qui pourrait faire en sorte qu’on soit fâché contre lui. Mathys se crispa un peu quand il tendit la main vers lui pour lui ébouriffer, puis il le regarda s’allonger dans l’herbe, l’écoutant parler, puis il alla s’allonger à côté de celui-ci. Il ferma les yeux un instant et s’endormit contre celui-ci, totalement épuisé.
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We're really my dad ? - Eliott & Mathys

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