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le maire passe une annonce
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(rory) ✥ some of them want to use you

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the soldier

∞ ARRIVÉ(E) A BELFAST : 04/04/2014

∞ FLÈCHES TIRÉES : 579


∞ DOUBLE COMPTE : uc.

∞ RP DISPONIBLE : (0/2) libre ✥ libre

∞ PENSE-BÊTE : uc.




Ven 4 Avr - 18:15


rory briséis matheson
Seven devils all around you Seven devils in my house See they were there when I woke up this morning I'll be dead before the day is done

ring the alarm
Ring the alarm
Tu as choisi de rejoindre le F.S.A.B. Pourquoi ? ➸ C'était un peu du hasard à vrai dire. Enfin pas du hasard : je passais par là et je me suis dit que c'était cool de les rejoindre. Non, c'est eux qui m'ont trouvé, après que j'ai essayé de rentrer dans leur base de données. Ils m'ont en quelque sorte proposés un job et j'ai accepté. Pourquoi ? Je ne sais pas. Peut-être parce que j'avais envie de quelque chose de nouveau, qui allait bouleverser mon quotidien.
Tu crois que vous avez une chance avec l'agence de mettre le Maire à terre et de faire de Belfast, une ville plus calme ? ➸ Ma réponse peut paraître un peu naïve et idéaliste, mais oui, je le pense sincèrement. Après tout, si on arrive à arrêter le nouveau Maire, cela ne pourrait pas être pire. Enfin, c'est ce qu'on pensait tout lorsque Erik Miller est mort ... Et quand on voit le résultat. Ouais, il ne faut pas trop que je m'avance en fait. Cela peut être toujours pire, mais je crois quand même qu'avec l'agence on peut faire de Belfast une ville plus calme.
Tu penses quoi de Mr Frank Grabble ? Il paraît qu'il n'est pas conciliant. En ce moment il a déclaré qu'il y avait des taupes et qu'il les tuerait. Tu en penses quoi de sa façon de penser ? ➸ Il a l'air d'être un homme gentils. Enfin, il a dit qu'il tuerait ces taupes, mais peut-être que c'est juste sous le coup de la colère, parce que je n'ai pas vraiment l'impression qu'il soit ce genre d'homme. En tout cas, il est toujours plus sympa que le nouveau maire.

nom ➸ Matheson. Le nom de famille d'un des grands avocats de la ville. Un nom qui est assez connu donc. Mais ce n'est pas pour autant que j'ai eu beaucoup de privilège avec. C'est tout le contraire même. Je donne rarement mon nom de famille prénom(s) ➸ Rory, Briséis. Oui Rory. Oui, mon prénom prénom est un nom de garçon. En même temps, jusqu'à ma naissance, mes parents ont cru qu'ils allaient avoir un autre garçon. Ils ont quand même décidé de garder ce prénom-là, puisqu'apparement il m'allait bien. Enfin ils m'ont quand même donné un prénom un peu plus féminin avec Briséis. surnom(s) ➸ Speedy. Oui, c'est un surnom qui n'a rien a voir avec mon prénom. En même temps, Rory c'est bien assez court comme ça, ce n'est pas la peine de faire plus court, non ? Bref, 'Speedy' vient du fait que petite (et encore aujourd'hui d'ailleurs) je bougeais dans tous les sens et que je ne pouvais pas rester en place durant plus de deux minutes. Ah et aussi au fait que je courrais assez vite. âge ➸Vingt-cinq ans. Je sais, on me dit souvent que je fais plus jeune, mais c'est vrai, j'ai déjà un quart de siècle. Ouais … Dit comme ça, ça peut paraître vieux, mais je suis encore toute jeune, non ? date et lieu de naissance ➸Je suis née un 1er Avril. Non ce n'est pas une blague. Et apparemment, je voulais vraiment naître ce jour-là, puisque je suis née quelques jours après la date qui était initialement prévu. Mon père a cru que ma mère lui faisait une blague lorsqu'elle lui disait que le travail avait commencé.  Et c'est dans l'hôpital de Belfast que je suis née. Enfin, si mes parents ne s'étaient pas dépêchés, je serais sûrement née dans la voiture familiale. nationalité ➸ Irlandaise et je crois que rien qu'avec mes cheveux, non ?   origines ➸Britannique Oui, parce que je ne suis pas qu'Irlandaise. Mes grands-parents maternelle étaient Écossais (autant dire que j'avais vraiment des grandes chances de devenir rousse). occupation ➸ Je travaille au service informatique du F.A.S.B. Enfin c'était un peu du hasard si je me suis retrouvée à travailler là-bas. Peu de personnes savent que je travaille là. Deux pour être précise. Sinon tout le monde pense que je travaille dans l'ancienne entreprise où je travaille. orientation sexuelle ➸ Hétérosexuelle. Et ça malgré mon récent cœur brisé à cause de mon non-mariage. statut civil ➸ En couple depuis quelques semaines. C'était soudain. Je ne sais pas si je l'aime vraiment. Je l'apprécie oui. Je me sens bien avec lui. Mais, il y a quelque chose qui est bizarre, mais je ne sais pas quoi. caractère ➸ maladroite + curieuse + souriante + bornée + attentionnée + franche + tête en l'air + légèrement enfantine + émotive + réfléchie (de temps en temps) + chaleureuse + drôle + cultivée + généreuse + indépendante + fidèle + naturelle + patiente + optimiste + rusée + pétillante + jalouse + peureuse (même si j'essaye de ne pas trop le montrer) + râleuse + perfectionniste (surtout dans mon travail) + créative + désordonnée + extravertie + imaginative + naïve (un peu trop d'ailleurs) + ouverte d'esprit + fleur bleue + sociable + taquine

01. J'ai une tendance à me ridiculiser assez facilement, m'endormir pendant un court, glisser sur une flaque en pleine rue, me promener avec des dessins sur le visage. Heureusement que le ridicule ne tue pas. ✥ 02. J'ai déjà essayé d'être végétarienne. Durant une journée. La plus longue journée de ma vie. Enfin je ne dis pas que j'adore la viande au point de ne pas m'en passer, je ne suis pas cannibale non plus, mais je ne pourrais pas ne plus en manger. ✥ 03. Je ne fume pas. Déjà parce que je déteste l'odeur des cigarettes. Et qu'en plus j'ai déjà essayé de fumer et que c'était assez horrible comme expérience, je ne recommencerais plus jamais. ✥ 04. Je collectionne les fèves. Oui, celle qu'on trouve dans les galettes. Et ça depuis que j'ai six ans environ. Aujourd'hui, je dois en avoir deux boîtes à chaussures. ✥ 04. J'ai peur du vide. Extrêmement peur du vide. Un ami m'a offert un saut en parachute. Certainement l'une des expériences les plus horribles de ma vie. Certains disent qu'après ce genre de saut, ils ont envie de recommencer. Et bien pas moi. ✥ 05. Sinon on continue dans les phobies, j'ai peur du sang. Je suis le genre de fille qui dès qu'elle voit une goutte de sang, s'évanouit - ce n'est pas une blague. Mais bizarrement j'adore regarder les films d'horreur. Bon d'accord, certains types de films d'horreurs. ✥ 06. Je déteste manger au fast food. J'ai horreur de ça. Bon, faut dire que j'ai dû manger deux ou trois fois dans ce genre de restaurant et qu'à chaque fois, j'ai eu le droit à une intoxication alimentaire. Je crois que ce genre de nourriture n'est pas faite pour moi. ✥ 07. Je rougis facilement. Un peu trop facilement. Enfin quoi qu'en ce moment c'est un peu mieux. Au collège et au lycée, j'étais le genre de fille qui devenait aussi rouge qu'une tomate dès qu'un prof l'interrogeait. ✥ 08. Je ne peux pas vivre sans musique. Il faut que j'écoute de la musique quand je prends mon petit-déjeuner, quand je prends ma douche, quand je suis dans les transports en commun, avant d'aller me coucher. Bref, la musique c'est un peu comme une drogue pour moi. D'ailleurs, je suis très rarement sans mon Ipod. ✥ 09. Dès fois, on peut se demander si je suis réellement une fille. Pourquoi ? Eh bien parce que je déteste absolument faire les magasins et j'adore les jeux vidéos. Voilà pourquoi. Déjà, je déteste faire les magasins parce que je trouve qu'il y a toujours trop de monde et que je ne trouve jamais ma taille et c'est pour ça que je préfère largement acheter mes vêtements sur internet -oui parce que je fais quand même du shopping. Et j'adore jouer au jeu vidéo parce que bon, j'ai deux frères et donc forcément ils m'ont plus appris à jouer à mortal kombat que de vouloir prendre le thé avec moi et mes poupées. ✥ 10. Je suis particulièrement douée en informatique. Si j'avais dû continuer mes études, je les aurais fait sûrement sur ça. J'ai d'ailleurs participé à quelque cours, mais j'ai vite abandonné. Oui, un de mes passe temps est de jouer les hackeuses. Enfin ça ne fait pas forcément de moi, une criminelle. ✥ 11. Lorsque je suis énervée ou triste, je cuisine - et plus particulièrement de la pâtisserie - mais en quantité astronomique. On pourrait nourrir un régiment entier. C'est une façon comme une autre de se défouler. + Je pleure toujours devant un film à l'eau de rose, même si c'est le film le plus niais de l'histoire du cinéma. ✥ 12. J'ai adopté un chaton blanc aux yeux bleus et je l'ai appelé Duchess. Oui, Disney c'est toute ma vie. + Je n'arrive pas à mentir. C'est simple, si je dis le moindre petit mensonge, insignifiant qu'il soit je me met à rire nerveusement ✥ 13. J'ai gardé ma bague de fiançailles et je la porte en pendentif.
pseudo/prénom ➸ jelly slug / anaïs. âge ➸ vingt-et-un ans. comment as-tu connu broken arrow ➸ grâce à amélie et en plus je l'ai vu en avant première    . comment trouves-tu le forum ➸ ces smileys définissent le forum :         . un dernier mot ➸       .

you have failed this city

« Mamaaaaaan ! Regarde toute la neige dehors ! » La petite fille que j'étais à l'époque s'était mise à courir vers la fenêtre. Je devais avoir six ans. Ma mère venait de me lever pour aller à l'école et en ouvrant mes volets, j'ai vu tous ces flocons tomber, toute cette étendue blanche. Collé contre la fenêtre, je regardais la neige avec des étoiles dans les yeux. J'adorais la neige. Je trouvais que cela avait un côté un peu magique. « Maman, je suis obligée d'aller à l'école ? Je veux rester à la maison pour jouer avec toute cette neige. S'il te plaît. » Ma mère soupira. Chaque matin, je trouvais une excuse pour ne pas aller à l'école. D'habitude, c'est bien plus tard que les enfants détestent y aller. Moi, je n'ai jamais aimé ça. Enfin peut-être que la maternelle. Sinon dès la primaire, j'ai eu horreur de ça. Après tout, c'est quoi cette idée débile de donner des leçons qu'on doit faire chez nous après l'école. Comme si on n'avait pas assez travaillé la journée. Il faut qu'on nous rajoute ça. Une vraie torture ce truc. « Oui, tu es obligée Rory. » Ma mère m'éloigna de la fenêtre. Elle devait certainement penser que si je restais près de cette fenêtre j'allais certainement faire une crise pour ne pas aller à l'école. Et je crois qu'elle avait en quelque sorte raison.Elle me poussa hors de ma chambre pour aller dans la cuisine. Mes deux frères, Elias et Priam, étaient déjà là, assis à leur place et se chamaillant comme d'habitude, mais dès que ma mère entra dans la pièce, ils s'étaient tout de suite calmé. Mettant leur serviette correctement sur leurs genoux. Je m'étais assise à ma place, mettant à mon tour ma serviette sur les genoux. C'était le moment de la prière. Je n'avais jamais compris pourquoi on faisait. Je savais que mes parents étaient un peu trop religieux, mais même en essayant de comprendre, encore aujourd'hui, je n'y arrivais. Pendant que ma mère disait la prière, je pris en toute discrétion, au du moins, j'essayais, de prendre une biscotte. J'avais trop faim et je ne voulais pas attendre que cette stupide prière se termine. Sauf que ma mère a entendu et j'ai eu le droit à un sermon. Une fois de plus. Ce n'était pas quelques choses de rare. Quasiment tous les matins, en fait plutôt quasiment à chaque repas, c'était la même chose. J'étais un l'électron libre de la famille et ça depuis mon plus jeune âge.

Le lycée. Je ne sais pas si je dois dire que je dois si j'ai aimé cette période ou non. C'était sympa, mais sans plus. Enfin la seule chose de bien, c'était que cela signifiait la fin de mon parcours scolaire. Et il était temps. Encore quelques petites années et j'en aurais fini avec tout ça. « Qu'est-ce que tu veux dire par : je n'irais pas à l'université. » Je regardais mon frère. Il avait l'air stupéfait par cette nouvelle. Je ne voyais pas pourquoi il était aussi surpris. Je n'ai jamais aimé l'école et j'ai toujours dit que je quitterais le plus rapidement possible. « Et bien je veux dire qu'après le lycée, je ne ferais plus d'études. Et puis comme ça, les parents ne dépenseront pas de l'argent pour rien. » Je bus tranquillement une gorgée de la boisson qu'on m'avait servi. Cette conservation était venue lorsque mon frère parlait des potentielles universités où il pourrait aller l'année prochaine. Et j'avais eu le malheur d'innocemment dire que quoi qu'il arrive, je n'irais jamais là-bas. « Mais tu es complètement inconsciente. Qu'est-ce que tu vas faire ensuite ? Qu'est-ce que papa et maman vont en penser ? Ils ne seront pas d'accord. Ils ne te laisseront jamais gâcher ton avenir. » Je soupirais. Pourquoi tout le monde pense que je vais rater ma vie si je ne vais pas dans ce stupide endroit. « De toute façon, tu dis ça maintenant, mais tu vas changer d'avis dans deux mois. » Il s'était mis à rire et je levais les yeux. On ne me prenait jamais au sérieux. C'était toujours ça. Personne ne me croyait. Et pourtant à chaque fois que je disais quelque chose, je le faisais. Je m'installais au fond de mon siège et regardait ce qui se passait dans le café où on s'était installé. Elias devait certainement continuer de parler, mais je ne l'écoutais plus, sans doute parce qu'il m'avait énervé. « Arrête, Elias. Vous allez pas la forcer à suivre des études. Ca va la rendre plus malheureuse qu'autre chose. » « Merci Priam ! Enfin quelqu'un qui me comprend. » Un grand sourire s'était dessiné sur mon visage. Et sur le visage de Priam aussi.  « Quelqu'un qui me soutient. » Je regardais mon frère avec un petit sourire satisfait et ce fut à son tour de lever les yeux. Elias n'avait plus rien à dire. Une sorte de signe que j'avais gagné en quelque sorte cette bataille. C'était toujours comme ça avec les membres de ma famille. Il faut qu'on ait toujours raison.

« Priam, tout va bien se passer ... Je te le promets .... Je sais que c'est le cinquième travail que je fais ces trois derniers mois. C'est juste une mauvaise passe ... Oui, j'achèterais du lait en revenant. » Un petit sourire se dessina sur mon visage lorsque je raccrochais. Heureusement que Priam était là ces derniers mois. J'ai toujours été impulsive. Un peu trop d'ailleurs. Peut-être que quitter du jour au lendemain la maison familiale n'était pas une si bonne idée que ça. Mais Priam m'avait gentiment accueillit chez lui. J'aurais pu demandé à Elias, mais il n'aurait jamais accepté et m'aurait dit que c'était mon problème et que je devais me débrouiller toute seule. Je rangeais le portable dans mon sac avant de rentrer dans le bâtiment. Mon potentiel cinquième travail en trois mois. Enfin travail. C'était plutôt un stage qu'autre chose. Après tout, qui irait engager une gamine de dix neuf ans en tant qu'organisatrice de mariage ? Bien sûre je n'avais pas dit ça à Priam. Je n'avais pas envie de le décevoir. Cela doit être la seule personne qui croit totalement en moi. Et puis je ne lui avais pas totalement menti. Si je faisais bonne impression, peut-être qu'ils allaient m'engager. J'entrais et à peine deux secondes après avoir les pieds dans le bâtiment qu'on m'avait accosté. « Tu dois être Rory ? Nadja t'attends dans la première salle à droite de ce couloir. Tu n'auras qu'à noter tout ce qu'elle dit et c'est bon. » Elle m'avait donné un bloc note et un crayon et m'indiqua la direction à prendre. Ce n'était pas vraiment le genre d'accueil auquel je m'attendais. J'entrais dans la salle tout en m'excusant de mon retard. Enfin retard, c'était plutôt les clients qui étaient en avance. Ou plutôt le client puisqu'il s'agissait d'un homme. La fameuse Nadja me présenta rapidement avant de continuer la discussion qu'ils avaient avant que je rentre dans la pièce. Durant un bon bout de temps, je pris des notes, comme ce que la secrétaire - du moins, je pense que c'est la secrétaire que j'ai 'rencontrée' - me l'a demandé. Je n'écoutais pas vraiment ce qu'ils disaient. Enfin si, j'écoutais, mais les mots n'avaient pas vraiment de sens. J'écoutais et notais bêtement ce qu'ils racontaient et ça durant à peu près une heure. Jusqu'à ce que le téléphone de Nadja sonne et qu'elle sorte répondre. Je me retrouvais donc seule face à lui. Devant cet homme qui allait changer ma vie, même si à cette époque je ne le savais pas. Pendant quelques secondes, je l'avais regardé sans rien dire, ne savant pas quoi faire. Après tout, je ne savais pas comment organiser un mariage. Qu'est-ce qu'il m'a pris de vouloir de faire ce stage. « Qu'est-ce que qu'une demoiselle aussi jeune fait dans un cabinet d'organisateur de mariage ? » Je levais la tête pour le regarder. Il avait un petit sourire sur le visage. Je ne savais pas comment l'interpréter. Si cela devait être un sourire moqueur ou non. « Une envie de faire des mariages de princesses ou de rencontrer le prince charmant parmi les futurs époux ou alors les témoins qui sont incroyablement sexy. » Je n'avais pu me retenir de rire. Génial, il fallait que la première réunion où j'assistais soit avec un boulet et sûrement dragueur compulsif.  Je repris mon sérieux avant de lui répondre : « Oui c'est ça je suis tellement désespérée à ce niveau-là, que je suis obligée de piocher dans les témoins qui sont incroyablement lourd. » On avait tout deux un sourire sur le visage. Je souriais, mais c'était pour lui montrer à quelle point je n'avais rien à faire de ses avances – oui, parce que c'étaient des avances qu'ils m'avaient fait – et lui sûrement parce qu'il continuait ce qu'il essayait de faire. « Oh vraiment ? Un rendez-vous, demain soir ? » Je gardais mon sourire et regardait ailleurs durant quelques secondes avant de le regarder de nouveau. « Non. » Son sourire s’agrandit. Il aurait certainement rajouter quelque chose, mais Nadja était revenue. Et leur discussion repris comme si rien ne s'était passé. Je levais la tête de temps en temps pour le voir. Il souriait toujours lorsque nos regards se croisaient.

Cela faisait des mois qu'on était sur l'organisation de ce mariage. Des mois, que je l'avais rencontré. Des mois qu'on se tournait autour, que je refusais chacune de ses avances. Et j'ai craqué. Qu'est-ce que je risquais après tout. Ce n'était qu'un rendez-vous, je n'allais certainement pas perdre grand chose. Il m'avait demandé de l'accompagner à ce fameux mariage. Cela peut être bizarre comme premier rendez-vous, mais j'ai accepté. Cela n'allait être qu'un rendez-vous comme les autres. C'est ce que je n'arrêtais pas de me dire, mais cela ne m'empêchait pas d'être nerveuse à propos de ça. Après tout, Thobias, puisque c'était son nom, n'était qu'un dragueur. Je n'étais que sa nouvelle cible, rien de plus. Si j'avais accepté, c'était pour être débarrassé et pas autre chose. C'est vrai que Thobias est charmant, qu'il peut être drôle et qu'il est plutôt mignon, mais c'est tout. Durant toute la soirée, je m'attendais à ce qu'il se comporte comme il avait l'habitude se comporter à chaque fois que je le voyais. Je m'attendais à ce qu'il m'insupporte toute la soirée. J'avais tort. Il était même plutôt charmant. En plein milieu de la soirée, il m'avait amené dans un coin plus tranquille. « Rory Matheson, tu es une fille incroyable. » J'eus un petit rire. Ce n'était pas pour me moquer, pour une fois. Non, c'était un rire nerveux. « Je crois que tu as un peu trop bu. » Il m'avait attrapé par la taille pour que je me rapproche de lui. Pris une de mes mains dans la sienne et on commençait doucement à danser. Je sentais mon cœur battre de plus en plus rapidement. Et me connaissant, je devais être aussi rouge qu'une tomate. « Je suis sérieux. Tu es .. Incroyable. J'ai l'impression que .. » Son visage s'était rapproché du mien. « Et c'est à ce moment-là que tu me dis que tu m'as rencontré au beau milieu d'un rêve ou quelque chose dans ce genre ? » Un sourire était apparu sur son visage. On continuait toujours de danser. J'avais l'impression que plus rien ne comptait autour de nous. Et rapidement ses lèvres s'étaient posées sur les miennes. Mon cœur avait loupé un battement. Je n'avais rien fait pour le repousser. Je l'avais laissé faire. « Où est la caméra ? » Cela devait forcément une blague. Ou alors tout ceci était pari. Un nouveau sourire se dessina sur son visage et m'embrassa de nouveau. Contrairement au précédent, je prolongeais ce baiser. Ce n'était pas une blague. C'était bel et bien réel.

Depuis ma rencontre avec Thobias tout allait pour le mieux. On m'avait engagé en tant qu'organisatrice dans le cabinet où j'avais fait le stage et j'avais emménagé avec Thobias depuis plusieurs mois, alors que cela faisait à peu près deux ans qu'on était ensemble. Et notre relation n'était pas aussi simple. Je me souviens de la réaction de Priam, lorsque je lui ai annoncé que je sortais avec Thobias. Il n'arrêtait pas de me dire que je faisais une erreur (une de plus selon lui) et qu'un jour il allait me briser le coeur. Il n'était pas le seul à me dire, mais je m'en fichais. Thobias me rendait heureuse. Réellement heureuse. Et rien ne pouvait me rendre plus heureuse. Du moins, c'est ce que je pensais. Cela faisait donc quelques mois que j'habitais avec Thobias. On avait quelques disputent, rien de grave, mais il semblait être un peu plus distant. Alors ce soir-là, quand je suis rentrée, j'étais plutôt surprise de voir qu'il n'y avait personne à l'appartement. D'habitude lorsque je rentrais, il était là. « Thobias ? » Personne ne me répondait. Aucune lumière était allumée et pourtant il semblait y avoir une source lumineuse. Je m'avançais doucement vers le salon. Il y avait des pétales de roses et des bougies un peu partout. Un léger sourire se dessina sur mon visage lorsque je vis Thobias au milieu du salon, un genou à terre. « Rory Briséis Matheson. » Je continuais d'avancer. Une fois arrivée vers lui, Thobias me prit la main. « Depuis le jour où je t'ai vu pour la première, j'ai su que tu étais la bonne. » Un petit sourire moqueur se dessina sur mon visage, ainsi que sur le sien d'ailleurs, mais cela ne l'arrêtait pas dans son petit discours. « Me ferais-tu l'honneur de devenir ma femme ? » Je m'étais jetée dans ses bras, l'embrassant comme jamais. « Oui, oui et encore oui. » Thobias m'avait pris dans ses bras, m'embrassant lui aussi. C'était sûrement le plus beau jour de ma vie. Rien ne pouvait me rendre plus heureuse. J'allais me marier avec l'homme que j'aime le plus au monde. Qu'est-ce qui pouvait m'enlever ce bonheur après tout ?

Mes membres me faisaient mal. Ma tête aussi. J'ouvrais doucement les yeux. Une lumière éblouissante m'aveuglait. J'avais l'impression de m'être endormie durant plusieurs jours. Il y avait des bruits bizarres. Je n'étais pas chez moi. C'était trop lumineux. Beaucoup trop lumineux. Un peu comme un hôpital. Je fermais quelques secondes les yeux avant de les ouvrir de nouveau dans la seconde qui suivi. Je m'étais redressée d'un coup. Je me souvenais. L'accident. On était en voiture, un chauffeur avait grillé un feu rouge et il nous a percuté. Je regardais tout autour de moi. Il y avait plein de fils ou de tubes. Je ne sais pas trop. Prise de panique, je les avais tous enlevés. Les infirmières étaient venues pour essayer de me calmer, mais rien n'y faisais, j'étais toujours aussi hystérique. Il n'y avait qu'une seule chose qui m'avait calmé. Priam. Il était là. A l'entrée de la chambre. Je m'étais arrêtée de bouger. Je souriais faiblement. On aurait dit qu'il avait un fantôme. « Priam. » Il s'était repris et avait souri à son tour. Les infirmières s'étaient parties de la chambre pour nous laisser seuls. « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Ca fait combien de temps que je suis là ? » Il me prit la main et laissa quelques secondes avant de me répondre. Comme s'il essayait de me cacher quelque chose. « Tu as eu un accident ... Assez grave. Tu as été dans le coma. » Là encore, il laissa quelques secondes de silence. Je me souvenais vaguement de l'accident. « Durant un peu plus d'un an. » Je sentais une crise de panique à nouveau arriver. Non ce n'était pas possible. Il me mentait. C'était une mauvaise blague. Je n'avais pas pu être dans le coma durant un an. Priam me tenait toujours la main. La serrant, comme pour me rassurer. Je m'étais ressaisie. Priam était là. Mais où était mon fiancé. « Où est Thobias ? Il va bien ? » Il était avec moi. C'était lui qui conduisait. Priam me lâcha doucement la main et il avait l'air déçu. « Il va bien hein ? » Je n'aimais pas ça. Pourquoi il agissait comme ça. Comme s'il devait m'annoncer une mauvaise nouvelle. Les larmes commençaient à monter. « Priam ... Qu'est-ce qu'il y a ? » Il me regarda avec un petit sourire. « Ne t'inquiète pas, il va bien. » Je lâcha un soupire de soulagement. Une larme glissa quand même le long de ma joue. Larme que Priam essuya doucement. « Il va bientôt arriver. » Un faible sourire se dessina sur son visage. Il souriait, mais il avait l'air déçu. Je ne comprenais pas d'ailleurs. Avant de quitter la chambre, il m'avait simplement embrassé le front, me laissant seule avec les infirmières qui allaient sans doute m'expliquer comment j'allais devoir me réadapter durant cette année d'absence.


Le jour J était enfin arrivée. Le jour de mon mariage. De notre mariage. Enfin. A cause de l'incident, cela avait un peu décalé les choses. Et puis ce n'était pas simple pour notre couple. Depuis mon réveil, ce n'était plus la même chose. C'était un peu plus difficile. J'avais mis ça sur le dos du temps. Que c'était parce que j'avais été durant le coma durant une année. Mais on avait réussi à surmonter tout ça. Et on allait enfin se marier. J'attendais patiemment - enfin patiemment, pas vraiment puisque je sautillais presque un peu partout dans la pièce. Je n'en pouvais plus. Je voulais y aller. Je voulais rejoindre mon futur mari. Mais non, on me disait sans cesse d'attendre. Au départ, j'attendais. Mais au bout d'une demie heure, je commençais réellement à m'impatienter. Je n'arrêtais pas de demander ce qui se passait. Personne ne me répondait. Alors je continuais d'attendre. Jouant avec tout ce qui pouvait se trouver à ma portée. Les gens chuchotaient. De quoi ? Je ne sais pas. Et je ne voulais pas savoir. Du moins, je ne voulais pas savoir au début. Puis lorsqu'on me regardait tout en chuchotant, je me suis dit qu'il y avait quelque chose d'étrange. J'essayais d'écouter ce que mes demoiselles d'honneurs pouvaient dire, mais je n'arrivais pas à entendre. Je me levais doucement pour faire sembler d'aller chercher quelque chose. Je pensais que j'allais entendre quelque chose d'intéressant de leur part. Oui, j'ai entendu quelque chose d'intéressant, mais pas de la part de mes demoiselles d'honneurs. Non, c'était de la personne qui était derrière la porte. Je l'ouvris rapidement d'ailleurs. « Comment ça, Thobias n'est pas là ? Comment ça on a aucune nouvelle de lui ? » C'était le témoin de Thobias. Il me regardait horrifié. Comme s'il avait dit quelque chose qui ne devait pas dire, quelque chose d'interdit. Il ne me répondait pas. Peut-être qu'il me mentait. Peut-être. Je m'étais dirigé vers la pièce où il devait attendre. Mes demoiselles d'honneurs avaient essayé de me retenir, mais je ne les avais pas écouté. Et effectivement, lorsque je suis arrivée, il n'y avait personne. Pas de Thobias. C'était un cauchemar. Cela ne pouvait pas être possible. « Rory .... » Je me retournais et vit Priam. « Il n'a pas pu faire ça. Ce n'est pas possible. » Mes larmes coulaient doucement. Ce n'était qu'un mauvais rêve. Priam s'était avancé vers moi, me prenant dans ses bras et me consolant comme il pouvait.« Calme-toi, je serais toujours là pour toi. » Il me tenait toujours dans ses bras. Je me reculais doucement tout en ayant un petit sourire. Il essuyait doucement les larmes qui coulaient. Je devais être forte à partir de maintenant. Surtout pour ce que j'allais faire par la suite. L'annonce de l'annulation de ce mariage.

Un bar. Un verre d'alcool. Bon, beaucoup de verre d'alcool. Cela résumait bien, la plupart de mes soirées depuis le mariage raté. J'essayais tant bien que mal d'oublier cet évènement. Je voulais l'enlever de ma vie. Faire en sorte de n'avoir jamais vécu ça. Malheureusement je ne pouvais pas oublier. Et cette soirée, je l'avais passé dans un bar. Je m'étais dit que cette fois-ci, je ne buvais qu'un verre. Sauf que je suis faible et que j'en ai commandé un de plus, et puis un de plus et encore un de plus. Au bout d'un moment, le serveur s'était même arrêté de me servir et m'avait même confisqué les clés pour que je ne puisse pas reprendre la voiture. Et comme d'habitude, lorsque ce genre de situation m'arrivait, j'appelais Priam pour qu'il puisse me ramener. C'est bien la seule personne qui me voit dans cet état. D'habitude, je me montrais toujours souriante et forte, comme si rien ne m'avait atteint. J'attendais au bar, regardant le fond de mon verre qui était bien vide. « Allez, viens on rentre à l'appartement. » Priam m'attrapa le bras et m'aida à marcher. Quand il m'avait dit qu'il était toujours là pour moi, il était sérieux. Il m'avait recueillit chez lui après l'échec du mariage, me consolait lorsque je lui disais que ça n'allait pas bien dans mon travail ou que je craquais tout simplement. Il était la seule personne à laquelle je pouvais m'accrocher et faire totalement confiance désormais. « Qu'est-ce qui t'es arrivé pour que tu te mettes dans un état pareil ? » Je soupirais. J'aurais pu lui sortir l'excuse que je voulais oublier. Il m'aurait certainement compris, mais n'aurait pas tellement cru à mon histoire. Du moins pas entièrement. « Je suis de nouveau à la recherche d'un emploi. » J'évitais soigneusement le regard mon frère. Je ne voulais pas qu'il me fasse un sermont. Et je pense qu'il avait compris que ce n'était pas le moment d'en faire un. Par contre, je sais que demain, j'y aurais le droit, mais je n'avais tellement pas envie d'y penser. A croire que j'étais née pour ne rien réussir. Je pensais avoir trouvé le grand amour, celui-ci me laisser tomber le jour du mariage. Je pensais avoir trouvé le travail de mes rêves. Je me suis faite virée. D'accord, c'était sans doute ma faute. On va dire que je n'encourageais pas vraiment les personnes à se marier. Peut-être que tout ce qui m'arrive est de ma faute et que je le mérite.

Je regardais mon réveille avec un air horrifié. Je commençais le travail dans un peu moins d'une heure et je venais tout juste de me réveiller. La journée commençait très bien. C'est en catastrophe que j'étais sortie de ma chambre. Priam m'avait tendu une tasse de café avec un grand sourire. En même temps, ce n'était pas la première fois que ce genre d'accident m'arrivait. En même temps, j'avais toujours eu du mal à me lever de bonne heure. « Dès fois, je me demande comment tu as pu avoir ce poste. Et surtout comment tu fais pour le garder. » Je le regardais tout en avalant d'une traite ma tasse de café. Je me posais aussi la même question. Peut-être qu'il y avait un quota de personne non compétente et qu'on peut facilement licencier. Ou alors, il n'y avait pas d'autres candidats pour le poste et ils étaient tellement désespérés qu'ils m'ont embauché. C'est une hypothèse plus probable. « Parce que je suis une personne tellement exceptionnelle qu'ils ne peuvent pas se passer de moi ! » lui répondis-je tout en posant la tasse de café et en me précipitant dans la salle de bain. Et pour la première fois depuis un moment - d'accord, depuis la dernière fois que j'étais en retard, donc il n'y a pas si longtemps que ça - j'ai dû passer moins d'un quart dans la salle de bain pour me préparer. Et une fois fini, je me dépêchais de sortir de l'appartement. Mon frère m'avait sans doute dit quelque chose avant mon départ, mais je ne l'avais pas entendu. Je regardais mon téléphone. Il ne restait plus qu'une petite demie heure avant d'être potentiellement en retard. Heureusement que je n'avais que vingt minutes de trajet (s'il n'y avait de circulation) et donc je n'arriverais juste à l'heure.
J'entrais dans le bâtiment assez fière de moi. J'étais en avance d'un peu plus de cinq minutes. Enfin du moins c'est ce que je pensais avant de croiser une de mes collègues qui avait l'air plutôt l'air surprise de me voir. « Rory, tu n'es pas en congé aujourd'hui ? » Je m'étais figée durant un court instant. Si j'aurai dû l'être. Et c'est pour ça que je n'avais pas mis mon réveil à sonner. Et mon frère qui ne m'avait rien dit ! Un jour j'aurais ma vengeance sur lui rien que pour ça ! Ma collègue s'était mise en rire, sûrement à cause de la tête que je faisais. Décidément, il ne pouvait y avoir que moi pour se ramener au travail un jour de congé. « Bon, je vais te payer quelque chose à manger à la cafétéria, comme ça tu n'aurais pas fait le déplacement pour rien. » Un léger sourire se dessina sur mon visage. Durant le trajet, on parlait de tout et de rien. Jusqu'au moment où quelque chose attira mon attention. Une silhouette. Je me sentais bizarre. Je ne faisais plus attention à rien, enfin quasiment plus à rien. J'étais concentrée sur cette silhouette et sur rien d'autre. Thobias ? Non, cela ne pouvait pas être lui. Qu'est-ce qu'il fera là ? Je voulais aller le voir, mais la peur m'en empêcha. Peut-être qu'il allait me repousser ou faire en sorte de ne pas me connaître. Et puis peut-être que ce n'était pas lui. Peut-être que ce n'était qu'un tour de mon imagination. Il y avait aussi quelque chose qui avait fait que je ne suis pas allée voir cette personne. Ma collègue avait claqué des doigts et m'avait sorti de mes pensées. « Ca va ? On dirait que tu viens de voir un fantôme ? » Un fantôme. C'est exactement ce que je venais de voir.


Ce travail me fatiguait. J'avais l'impression que tout le monde était derrière moi. 'Complice d'un de ces psychopathe qui traînent en ville'. Non, mais je n'ai jamais été complice. J'ai été forcé. C'était soit ça, soit recevoir une flèche en pleine tête. Et je tenais quand même un minimum à ma vie. Et depuis ce fâcheux incident, tout ce qui pouvait arriver à l'entreprise était de ma faute. Autant dire que j'en avais légèrement marre. Et je ne pouvais rien dire. Non, parce que si j'osais dire quelque chose, je perdrais mon travail.Ce n'était pas vraiment le moment de perdre mon travail, alors que je venais d'emménager dans mon apparemment et pourtant ce n'était pas l'envie qui me manquait. Alors, je me taisais. Généralement, lorsque j'arrivais du travail, j'étais épuisée. Et ce fut le cas lorsque je suis arrivée à l'appartement, ne pensant qu'à une seule chose : un bon bain bien chaud avec une tonne de mousse. Bien vite, cette idée s'était volatilisée. Il y avait quelque chose de bizzarre. J'avais à peine mis un pied à l'intérieur, que je pouvais sentir un courant d'air. Pourtant lorsque j'étais partie ce matin, toutes les portes et fenêtres étaient fermées. Il y avait quelqu'un à l'intérieur. Posant mon sac par terre, je pris ensuite un parapluie qui n'était pas très loin. Je le tenais comme on pouvait tenir une batte de baseball. Oui, mon parapluie allait me servir d'arme. Ce n'était pas la meilleure qui soit, mais c'était le seul objet qui se trouvait près de moi. J'avançais lentement dans le noir - ce qui n'était pas une bonne idée en y réfléchissant bien. Il y avait bien quelqu'un, je pouvais entendre des bruits de respiration qui semblait venir du salon. Je m'avançais lentement, tenant fermement le parapluie dans mes mains. Je me trouvais près de la porte, je pouvais apercevoir une silhouette sur le sol. J'allumais la lumière pour pouvoir cet inconnu. Et bizarrement, je me sentais plus rassurée lorsque je vis la personne. C'était ce psychopathe qui m'avait menacé. Oui, c'était peut-être paradoxale, mais au moins, je le connaissais - à peu près - et ce n'était pas un cambrioleur. « Sérieusement, je vous avez dit de me prévenir lors de vos petites visites. J'ai encore failli avoir une crise cardiaque. » Rien. Pas un mot. Juste des gémissements. Et j'en comprenais la cause lorsque je vis ce qu'il y avait sur le sol. Du sang. Plein de sang. Je commençais à me sentir pas bien du tout. Je détestais la vue du sang. Mais en même temps, je ne pouvais rien faire. « Ça va ? » Question débile. Il est blessé. Bien sûr que ça n'allait pas ! Je m'approchais doucement, évitant de regarder le sang qu'il y avait. Il s'était redressé. Ou du moins essayé, s'appuyant contre un mur, se tenant une épaule. Je m'approchais doucement. « Je peux voir ? Je peux peut-être vous soigner ? Je dois avoir de quoi désinfecter et des bandages dans ma salle de bain. » Je m'étais arrêtée de parler, le parapluie venait de tomber sur le sol. Sa capuche ne cachait plus son visage. Je n'arrivais pas plus à parler. Dexter. Sérieusement. Le psychopathe qui m'avait menacé était mon meilleur ami. Non, ce n'était pas possible. Je commençais à croire que j'étais en plein cauchemar. « Oh toi ... Toi .... Mais qu'est-ce qui s'est passé dans ta tête ! Sérieusement ! Depuis quand tu joues les psychopathes avec un arc ! Et depuis quand tu refais du tir à l'arc ! Je te pensais blesser, plus capable d'en faire ! Pourquoi tu te prends pour un super-héro ? Pour Jenna ? Sérieusement, il doit y avoir d'autre moyen ! » Je m'arrêtais de parler. Non, mais qu'est-ce qui me prenait de l'engueuler de la sorte. En plus il était blessé. Je soupirais avant de regarder à nouveau sa blessure. Ce n'était pas beau du tout. Il y avait un peu trop de sang à mon goût. Et si cela ne tenait qu'à moi, je serais déjà tombée dans les pommes depuis longtemps. « Bouge pas, je vais chercher de quoi te soigner. » dis-je dans un nouveau soupir. On pouvait dire que j'aidais à présent un de ses 'justiciers' qui traînaient une ville. Autant dire que ma vie tranquille ne serait plus aussi tranquille à présent.

On se croyait dans une scène de film de super héro. Ou alors un film policier. Je venais de sortir de mon immeuble, lorsqu'on m'a en quelque sorte kidnappée. Non pas en quelque sorte, on m'avait enlevé. Après tout, quand on fait en sorte de forcer quelqu'un à rentrer dans un véhicule pour aller dans un endroit totalement inconnu. Oui, c'était un enlèvement. C'était totalement ça. Et me voilà à présent dans une pièce sans fenêtre, avec un énorme miroir teinté et des néons qui donnent mal à la tête. J'étais seule dans la pièce. Peut-être que derrière, il y avait des dizaines de personnes qui surveillaient ce que je faisais. Non, ce n'était pas peut-être. C'était sûrement ça. Bon, d'accord peut-être pas une dizaine. Mais trois ou quatre personnes qui s'attendaient à un quelconque geste de ma part. Mais lequel ? Je restais là, à regarder partout, enfin surtout les murs et le plafond, tapotant la table du bout de mes ongles. Ce n'est pas que ça devenait un peu long, mais si en fait. J'espérais juste que quelqu'un allait venir pour dire que ce que j'avais fait de mal. Parce que oui, si je me retrouvais dans ce genre de pièce, ce que j'avais fait quelque chose. Eh bien sûr c'est lorsque je posais ma tête sur la table qu'une personne était entrée dans la pièce, puisque la porte s'est ouverte. Je m'étais redressée. Ce n'était pas une, mais deux personnes qui étaient entrée. Et la deuxième personne, je me serais bien passée de sa présence. Qu'est-ce que Thobias foutait là. Oh et puis je m'en fichais après tout. Pourquoi je me soucierais de lui. Je me tournais vers l'homme qui se trouvait en face de moi et qui me regardait en attendant une quelconque réponse de ma part. « Pardon ? » Un rire se faisait entendre. Je regardais rapidement le coin de la pièce où se trouvait mon ex-fiancé avant de me concentrer à nouveau sur cet homme en face de moi. « Je vous demandais si vous savez ce qu'est le F.S.A.B. » Un silence se faisait entendre dans la pièce. Ces initiales me disaient absolument rien. Enfin vu la pièce où je me trouvais et vu comment ils étaient habillés, cela devait être sans doute normal que je ne connaissais pas la réponse. Silencieusement, je fis non de la tête. Un léger sourire se dessina sur le visage de l'homme qui se trouva en face de moi. Pourquoi j'avais l'impression que ce n'était pas la réponse que je devais donner. « Dans ce cas, pourquoi avoir essayé d'entrer dans notre base de données ? » Je le regardais les yeux grands ouvert. Essayer de rentrer dans leur base de données ? Mais qu'est-ce qu'il racontait. Je ne comprenais pas. Du moins durant quelques secondes. Puis, j'ai eu une illumination. J'ouvrais légèrement la bouche, comprenant ce qu'il venait d'insinuer. C'était donc ça que j'avais essayé d'hacker lorsque Dexter me l'avait demandé. Bon. Je crois que c'était fini pour moi. « Je suis .. Désolée. » Pourquoi je m'excuse d'abord ? Il avait gardé son sourire, ce qui n'était pas vraiment rassurant en y réfléchissant bien. Et avant que je puisse rajouter quelque chose l'homme c'était mis à parler. « Bienvenue au F.S.A.B. » D'accord, je m'attendais à tout, sauf à ça. C'était quoi ce délire.

Cela faisait quelque mois que je travaillais au F.S.A.B. Enfin ce n'était pas quelque chose dont je m'étais vantée. Pour le reste de mon entourage, je travaillais toujours pour l'entreprise où j'étais avant. Enfin, je n'étais pas comme la plupart des personnes travaillant ici. Je ne combattais pas - même si Dexter essayait de m'entraîner, mais je ne suis pas vraiment douée pour ce genre de choses. Non, j'étais plus la tête dans les ordinateurs, cherchant de potentielles nouvelles recrues ou alors essayer d'infiltrer les ordinateurs des potentiels nouveaux complices du maire. Bizarrement, je me sentais plus à ma place dans ce travail que dans l'ancien. Enfin peut-être à un petit détail près. Thobias. Travailler avec son ex n'était pas la chose qui me convenait le plus. Loin de là. Je faisais avec. Du moins, j'essayais. Je l'évitais plus qu'autre chose. Je restais souvent dans mon bureau ou alors j'évitais les lieux où il pourrait être. Comme à mon habitude, je me trouvais dans mon bureau, concentrée sur l'écran de mon ordinateur, ne faisant pas attention à rien d'autre. Alors, lorsqu'une main vint se poser sur mon épaule, j'eus un léger sursaut. « Dexter, tu pourrais frapper avant de rentrer. Un jour, j'aurais vraiment une crise cardiaque à cause de toi. » dis-je dans un soupir avant de me retourner, pour ensuite me figer sur place. Thobias. Pourquoi est-ce qu'il était venu dans mon bureau. « J'ai besoin d'un service. » Je levais un sourcil. J'avais comme un mauvais pressentiment. « Il me faut une cavalière pour une mission ce soir. Et je pensais que ... » Il avait à peine terminer la phrase que je m'étais mise à rire. Et ce n'était que quelques secondes plus tard que je m'étais arrêtée. Vu la tête qu'il faisait, il était sérieux. Il avait vraiment eu le culot de venir me demander ça. J'avais pourtant l'impression d'avoir été très clair lorsqu'il est venu me parler la première, en lui disant que je ne voulais plus aucun contact de sa part. Et là, il venait me demander ça. « Non. Tout simplement non. Et même si j'avais eu cette folle idée de dire oui, j'aurais quand même dit non, puisque ce soir j'ai un rendez-vous avec mon petit ami. » dis-je avec un léger sourire et en croisant les bras. Son visage avait changé lorsque j'avais prononcé le mot petit ami. Bizarrement, cela m'avait fait plaisir de le voir réagir comme ça. Il s'était éclairci la gorge, regardant ailleurs quelques secondes. « En fait, je voulais savoir si ta collègue blonde avec qui tu discutais hier était libre ? » Comment se sentir stupide en moins de cinq secondes. « Oh ... » Ce fut la seule chose que j'ai répondu. Se ridiculiser deux fois en moins de deux minutes. Cela faisait longtemps que je n'avais pas fait ça. « Oui. Enfin je crois. Je vais lui en parler. » Ce fut à mon tour de détourner le regard. Je me sentais complètement stupide. Pourquoi j'avais réagi comme ça.


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Dernière édition par Rory Matheson le Dim 10 Aoû - 17:43, édité 5 fois
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Ven 4 Avr - 18:26

Bon que puis-je dire à part que ta fiche est parfaite et que tu es donc validée?     
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