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parce que c'était lui, parce que c'était elle. (sezaïc)

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Lun 21 Avr - 22:39

Ekaitz ∞ Sezaïc
parce que c'était lui, parce que c'était elle.
La nuit venait de tomber sur Belfast. C'était entre chien et loup qu'Eliott se décidait généralement à partir en chasse parce qu'il y avait beaucoup de choses à faire, la nuit. Son travail officiel pour le maire n'avait débuté que deux jours auparavant mais ses errances avaient commencé plus tôt, il y a deux semaines. Jusque là, il ne s'était pas senti très impliqué vis-à-vis des violences que connaissait la ville. Qu'est-ce qu'il en avait à faire, si des gens se tabassaient à mort dans les rues ? Et puis le drame. Sa mère, la personne qu'il aimait le plus au monde, avait été abattue sans raison. Eliott ne connaissait pas les détails - la police n'avait rien communiqué et la feuille de chou locale ne disait rien - mais il savait que ce n'était pas un accident.

Eliott rabattit la capuche très large d'un sweat noir sur son visage et attrapa son amie. Il aurait besoin d'elle ce soir, il le sentait. Son doigt caressa la lame affûtée de la faux et il sourit. Peut-être qu'il avancerait un peu, aujourd'hui. Il avait cherché sur Internet et il avait trouvé un nom. Sezaïc Everglow, une avocate. Elle, elle saurait probablement ce qui c'était vraiment passé. Ou alors elle pourrait chercher pour lui. Arme en main, il lança son skate sur la chaussée. Il avait soigneusement étudié un plan ; il se savait presque invisible mais il ne voulait courir aucun risque. Le garçon zigzagua donc dans l'ombre, choisissant un itinéraire certes rallongé mais très peu fréquenté. Devant l'immeuble, il leva le nez. C'était sacrément haut mais les cabinets d'avocats étaient apparemment au deuxième étage. Eliott venait les recherches, Ekaitz se chargeait de la partie pratique. Trois minutes plus tard, il s'était faufilé par la sortie de secours et grimpait une volée de marche en priant pour ne croiser personne. Ça ferait désordre dans un escalier et il n'avait pas trop envie de tâcher la moquette. Ça aussi, ça laissait de vilaines traces après.

Le bureau était presque désert mais Eliott savait qu'elle était là, sa petite avocate. Il rajusta sa capuche, en sachant très bien qu'elle était trop large pour qu'il soit identifiable, et éteignit la lumière. Un écran d'ordinateur brillait dans la pièce voisine, offrant à la pièce un éclairage fantomatique tremblotant. « Mademoiselle Everglow. » Eliott, ou plutôt Ekaitz car Eliott n'aurait jamais eu cette voix calme, s'appuya sur la faux. Ils avaient beaucoup à se dire, bien qu'elle ignore son identité. « J'espère que vous ne m'en voudrez pas d'empiéter sur votre temps de travail ? » C'était risqué de venir directement à son bureau mais impossible de mettre la main sur son adresse personnelle. Quant à la prendre en filature... Difficile à mettre en oeuvre.
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Dernière édition par Eliott I. Stark le Mar 22 Avr - 23:35, édité 2 fois
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∞ ARRIVÉ(E) A BELFAST : 13/04/2014

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Mar 22 Avr - 17:37

Ekaits ∞ Sezaïc
E n ce jour pluvieux, mes supérieurs m'avait dit que je devrais terminer plus tard pendant plusieurs jours d'affilés puisque je n'avais pas été présente pendant presque une semaine. Ils s'en moquaient éperdument que je sois restée chez moi car j'avais mon fils qui était malade. Je n'avais rien répondu, en hochant la tête d'un air affirmatif mais je bouillonnais au fond de moi. J'allais devoir rentrer tard tous les soirs, faire des horaires inacceptables et pourtant je me taisais. Je mordais si fort ma langue que je crus à un moment donné que j'allais la transpercer. Tout le monde partait petit à petit, et moi je pianotais sur mon ordinateur des comptes rendus d'affaires judiciaires. Christal vint me voir avant de partir en me demandant si j'avais besoin de quelque chose, mais je lui fis un sourire en lui disant de rentrer chez elle. J'appelais Will pour lui demander si durant cette semaine il ne pourrait pas aller chercher Oliver à l'école. Je ne sais pas pourquoi je l'avais appelé lui, j'aurai pu aussi bien appeler Rory, mais non. J'avais décidé que ce serait Will. Je raccrochais avant de soupirer longuement et de laisser ma tête tombée sur le bureau. Pendant que ces maudits supérieurs étaient en train de dîner j'étais là, à crayonner sur un bout de papier en me disant que ce serait bien long le temps, seule dans ce bureau. Soudain, tout s'éteignit et je me relevais comme si j'avais peur d'être pris sur le fait de fainéantise. Je regardais un peu partout, sans rien distinguer, peut-être un fusible qui avait pété ? Non, mon ordinateur était toujours allumé et là je commençais un peu à flipper... Je n'étais pas une trouillarde dans l'âme puisque j'avais une grande gueule, mais là ça faisait un peu film d'horreur. Je me leva de mon siège, restant silencieuse. Oh mon dieu. Je vis un homme, enfin ça devait être un homme vu sa stature, et une faux ? Mon dieu. Une capuche. Mon dieu. J'étais trop jeune pour mourir, sérieusement je n'y avais jamais cru à la faucheuse mais là sur le coup j'étais en train de paniquer. Surtout qu'on m'avait appelé par mon nom de famille. Je ne pus m'empêcher de rire un coup. « Caméra cachée ? » Mon humour n'était pas passé, un silence de plomb s'installa un instant. D'accord, pas de caméra cachée mais un espèce de psychopathe devant moi. Ne pas paniquer, ne pas paniquer. Je ne pouvais même pas m'échapper par le fenêtre, ce serait une chute mortelle et il bloquait la porte. Il me demanda si ça me dérangeait qu'il vienne sur mon lieu de travail. « Est-ce que j'ai vraiment le choix ? Elle est un peu stupide votre question. » Fis-je d'un ton ironique avec un rire un peu nerveux. Dire que quand j'étais en Australie je pensais que tout ça... c'était une sorte de grosse blague. Je me disais que finalement jamais je n'aurai du revenir. Je restais derrière mon bureau comme s'il me protégeait. « En attendant, je suis trop jeune pour mourir donc je voudrais bien que cette faux... disparaisse de ma vue. » Il faudrait vraiment que j'apprenne à me taire parfois, j'avais vraiment une grande gueule.     
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Mar 22 Avr - 23:34

Ekaitz ∞ Sezaïc
parce que c'était lui, parce que c'était elle.
Non, pas de caméra cachée. Eliott aurait préféré parce que dans ce cas, sa mère serait toujours à la maison, en train d'aider sa fille à préparer le biberon du bébé ou occupée à cuisiner ou... Il sentit les larmes lui monter aux yeux et il se maudit pour cette faiblesse idiote. Ce n'était pas en se mettant à chialer qu'il arriverait à quoi que ce soit. Le garçon refoula l'envie d'essuyer ces stupides pleurs et se contenta de battre des paupières. Un bref instant de silence s'installa le temps de reprendre contenance. On voyait qu'il n'était pas comme tous ces types - et ces dames, ne se leurrons pas - qui parcouraient la nuit en quête de violence. Lui, il se testait encore. Il avait l'impression de se perdre, de perdre ses repaires et c'est ce qui le rendait dangereux : il n'avait pas de limites car il n'avait pas appris à s'en fixer, qu'il n'avait pas non plus envie de le faire. « Oh, je ne vais pas vous tuer. » Sa voix a pris un accent surpris et amusé. L'idée ne lui avait pas traversé l'esprit car s'il la tuait, elle ne pourrait plus l'aider. Elle ne pourrait pas non plus se renseigner pour lui. « Morte, vous êtes inutile. » Forcément, dit comme ça... Mais Eliott ne disait pas l'essentiel. Il fit quelques pas dans la pièce, sans toutefois trop s'approcher. Il aimait bien la présence du bureau entre eux, c'était rassurant. Comme si... Comme si elle n'était pas vraiment là. Puisqu'il n'avait pas de raison particulière de détester cette petite avocate, il en avait peur. C'était simple de céder à la violence. Les carnages, c'était facile, rapide et ça ne demandait pas de maîtrise de soi. C'était même plutôt l'inverse. Les discussions posées pour obtenir ce que l'on cherche en revanche... D'un petit geste de la main, Eliott invita miss Everglow à s'asseoir. « Asseyez-vous, asseyez-vous. Mais je vous préviens, pas de secours. » D'un mouvement parfaitement ostensible, il tapote la lame de son arme. Le geste est clair. Un petit rire lui échappe car s'ils avaient un peu de champagne, ils pourraient presque boire un coup comme deux bons vieux amis. Sauf que sa mère était morte, il était impensable de faire ami-ami avec n'importe qui. Le coupable pouvait être partout, un peu comme au Cluedo. « Vous avez entendu parler d'une affaire sur le meurtre d'une mère de famille, le premier avril ? » Si sa voix était détachée, Eliott tremblait de tous ses membres. Premier avril, c'était il y a que dalle de temps. Il ravala une boule douloureuse mais il ne put s'empêcher de faire les cent pas. Fondre en larmes n'était pas exactement le truc recommandé quand on bavardait avec une demoiselle dans son bureau. « Probablement que non, les journaux ont été incroyablement discrets sur ce coup-là. Tant mieux d'ailleurs. » Le petit Stark n'avait pas envie que toute l'histoire soit racontée dans ces idiots de magazines comme un fait divers, comme une énième victime dans une ville de toute façon trop violente. Eliott s'arrêta net dans ses cent pas et se pencha sur le bureau. « Ça vous dit quelque chose, oui ou non ? » Il se parvint pas à empêcher sa voix de trembler mais il réussit à ne pas déraper dans les aigus, comme chaque fois qu'il s'efforçait de ne pas s'énerver. Il a été plus agressif qu'il ne l'aurait voulu mais tant pis.
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Jeu 24 Avr - 20:16

Ekaits ∞ Sezaïc
M orte vous êtes inutile. Rassurant n'est ce pas ? Franchement, je commençais à me sentir mal à l'aise. Je me disais même que j'étais maudite pour que cela se passe le soir où je devais rester toute seule au bureau. J'étais toujours derrière mon bureau, comme si un meuble en bois pouvait me protéger d'un taré pareil. Je pensais vraiment qu'ils bluffaient les journalistes à dire qu'à Belfast il y avait des gens en espèce de costume avec des armes qui se battaient. Pourtant, j'en avais la preuve devant moi. En chair et en os, avec en plus une faux qui rappelait celle de la mort. Il me disait qu'il n'allait pas me tuer. « Très gentil de votre part. » Fis-je avec un rire sarcastique. Bon dieu, je me sentais vraiment mal à l'aise face à un détraqué pareil. Mais que faisait la police à laisser des détraqués comme ça dans la nature ? Se balader avec une faux, personne ne remarquait donc rien dans les rues ? Comment était-il rentré en fait ? Il faudrait vraiment revoir le système de sécurité de cette boîte car cela montrait qu'on pouvait facilement se faire agresser. Il approchait et pour une fois je ne faisais vraiment pas la fière. Je ne pouvais même pas partir en courant ou autre, il bloquait la porte et on était dans les étages donc une chute par la fenêtre et c'était la mort assurée. Il me disait de m'asseoir et je le fis, comme une bonne élève. Moi, qui avait été si rebelle à l'époque, je me pliais aux exigences de ce type mais peut-être pour une bonne raison : il avait une faux entre les mains bon dieu ! Il déconnait pas et je ne voulais pas jouer avec ma vie sur le coup. Pour une fois que j'étais satisfaite de ma vie. Il me menaçait même, en disant que si j'appelais au secours il n'allait pas rigoler. Purée. C'était bien ma veine. Je l'observais en silence, il ne valait mieux pas que je me la ramène qui sait ce qu'il pouvait faire ce taré. Il me demanda si j'avais entendu parler d'une affaire de meurtre, une mère de famille un certain premier avril. « Poisson d'avril ? » Fis-je d'un coup comme par automatisme, je n'arrêtais pas de dire ça à chaque fois qu'on mentionnait le premier avril quand j'étais petite. « Je suis désolée, je ne voulais pas. » Fis-je en balbutiant quelques paroles. J'étais suicidaire ou quoi ? Le mec il avait une faux et moi je faisais une blague sur une morte. Je cherchais la connerie ce n'était pas possible. Il me disait que probablement je n'en avais pas entendu parler et là il me demanda clairement si j'étais au courant ou non. « Euh c'est que... Je viens d'arriver d'Australie après plusieurs temps d'absence et ça fait... juste une semaine ou deux que j'ai ce travail, donc non je n'en ai pas entendue parler... » Fis-je en diminuant ma voix petit à petit. Il allait sans doute comprendre que j'allais être inutile et me trancher la gorge ? Je me préparais sur le qui-vive comme pour me défendre, hors de question de me laisser faire. « Pourquoi ? » Question stupide, mais je ne pouvais pas m'empêcher de savoir pourquoi ça l'intéressait tant une histoire pareille. « En tout cas je ne suis pas coupable si c'est ça que vous chercher, je n'ai jamais tué personne de ma vie, même pas une sauterelle. »     
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Jeu 24 Avr - 21:52

Ekaitz ∞ Sezaïc
parce que c'était lui, parce que c'était elle.
Eliott manqua bien d'utiliser la faux. La petite avocate ne l'avait sans doute pas fait exprès mais son poisson d'avril lui avait fait infiniment mal. Lui aussi avait eu cette réaction lorsque le policier était entré dans l'appartement. Mais hélas, ça n'avait pas été une blague pour le premier avril. Tout comme ce n'était pas un jeu aujourd'hui. Il s'enjoignit mentalement à garder son calme et inspira profondément pour faire redescendre son rythme cardiaque. C'était dangereux, quand son coeur commençait à battre des ailes, ce n'était généralement pas bon signe. Son sang courait plus vite puis il s'énervait. Eliott était un gentil garçon et il pardonnait vite, mais depuis le premier avril justement, depuis qu'il avait endossé ce costume, le contrôle de soi était devenu difficile. « Ne prenez pas ça à la légère, s'il vous plaît. » Sa voix était dangereusement basse car il tentait désespérément de contrôler et ses larmes, et son coeur, et sa colère. Ça faisait beaucoup de choses à surveiller pour quelqu'un qui essayait de parler calmement. Un nouveau rire quand elle lui dit qu'elle n'était pas la coupable. Rire lui faisait du bien, le détendait un peu et faisait s'enfuir sa peur. « Non non, vous n'êtes pas coupable. J'ai fait des recherches sur vous. Croyez-moi, si vous l'étiez, on ne serait plus en train de bavarder. » Le Eliott encore un peu lucide au fond de lui hurlait. Mais qu'est-ce qu'il devenait, à courir les toits pour trancher la gorge du meurtrier ? Un justicier, c'est tout. « Vous devez être une gentille fille, pour être devenue avocate. Aider les gens, ça vous connait, n'est-ce pas ? » Pensif, Eliott tapota de nouveau la lame de la faux. Il n'allait pas à l'essentiel et il se laissait aller à bavarder, ça n'allait pas. « Vous m'aiderez si je vous le demande, n'est-ce pas ? » Question qui n'attendait pas de réponse puisque de toute façon, le type armé c'était lui. Mais parler pour ne rien dire, c'était comme rire, ça mettait en cage son esprit triste et à la recherche de justice. « Je suis content que vous n'en ayez pas entendu parler, vous auriez sans doute eu une fausse version de toute façon. » Il se demanda brièvement si la police était coupable elle aussi d'une certaine façon ? Sans doute car si elle se révélait incapable d'arrêter tous ces dingues, c'est qu'ils étaient incompétents. Et donc coupables aussi. « Je veux que vous fassiez des recherches sur ce meurtre. Le nom de la victime : Stark. Nom de jeune fille : Etchegaray. » Après son premier divorce, madame Stark n'avait pas repris son nom de jeune fille. Elle n'avait pas non plus épousé Gaby, juste vécu avec lui. Les formalités, c'était vraiment une perte de temps. « Elle a été abattue dans une ruelle. J'ignore la cause exacte de sa mort, rien n'a été dévoilé. Je veux aussi le nom de ceux qui se sont chargés de l'affaire, les hypothèses... Bref, tout ce que vous trouverez. » Parler avec détachement de sa mère rendait sa mort moins réelle, moins dure.
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∞ ARRIVÉ(E) A BELFAST : 13/04/2014

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Ven 25 Avr - 13:44

Ekaits ∞ Sezaïc
L'idée du poisson d'avril était venue automatiquement dans mon esprit. En plus c'était déplacée et je m'en voulais vraiment. Faire une blague sur un mort, il n'y avait rien de pire. Imaginez qu'une personne de votre entourage vint à mourir et que quelqu'un fasse une blague sur elle. Ce serait affreusement atroce. Du coup je me sentis vraiment idiote sur le coup et j'avais même regardé ailleurs en balbutiant quelques excuses. Manquerait plus que cette personne ait un lien avec lui et j'aurai la gorge tranchée à coup sûr. Urg. Il fallait que j'apprenne à me taire, c'était une question de vie ou de mort. J'avais juré que je n'avais strictement rien à voir avec cette affaire, de toute manière j'avais même un alibi en même temps : je n'étais pas au pays pendant que ça ce c'était produit. Il me disait qu'il savait que je n'étais pas coupable puisqu'ils avaient fait des recherches sur moi. Il était sérieux ? Je me demandais ce qu'il avait bien pu trouver, des fresques passés ? Genre arrêter par la police pour ivresse sur la voie publique à l'âge de dix-huit ans ? Infraction dans une propriété privée pour profiter de la piscine pendant un été avec des amies durant l'adolescence ? Mon dieu, quand j'y repensais j'avais fais pas mal de choses dont je préférais taire les actions. Je ne voulais pas perdre toute crédibilité devant mon fils. « Sympathique. » Lâchais-je dans un murmure en frissonnant. Je n'aurai jamais cru passer ma soirée avec un psychopathe, en tout cas une chose était sûre que je demanderai à Christal ou à quelqu'un de passer touts les soirées de la semaine avec moi pour ne pas avoir de problèmes car je ne me voyais plus rester seule dans un grand immeuble comme ça à présent. Je ne pus m'empêcher de rire légèrement quand il me disait que je devais être une gentille fille pour être devenue avocate. « C'est ma rédemption. » J'avais l'impression qu'en faisant le bien je pouvais effacer un peu mes fautes passées. Non mais une minute... Pourquoi je lui racontais ma vie à celui-là ? Pour qu'il m'atteigne mieux ?! Je devais faire attention à ce que je dis, ne pas donner trop d'informations... Il me disait que s'il me demandait j'allais l'aider, enfin cette question c'était plus une question rhétorique : je ne pouvais pas lui dire que je préfèrerai qu'il me tranche la gorge plutôt que de l'aider. « Je n'ai pas le choix. » Fis-je d'un ton ferme en essayant de le regarder droit dans les yeux même si je n'arrivais pas à déceler ses pupilles à cause de cette capuche. Ca me démangeait de la retirer, mais je ne bougeais pas d'un pouce. Je pensais à Oliver. Oliver je ne pouvais pas le laisser et puis à présent j'avais Will. Ce n'était pas le moment de faire l'idiote et de montrer que j'avais un caractère bien trempée, que j'étais téméraire. Il était soulagé que je n'ai rien entendu de cette affaire, allons bon ! Et là, il me donnait des informations sur la victime. Je pris un bout de papier pour noter les noms, Stark. Ca me faisait rire d'un côté, ça me faisait penser à Iron Man, mais cette fois je gardais mon rire à l'intérieur de moi. Je tremblais légèrement en écrivant les noms. Il voulait tout, tout ce qui avait été sur cette affaire. « Euh... pourquoi ne pas en avoir parler à la police ? Vous savez qu'ici je n'ai que les dossiers qui ont été amené au tribunal ? Vous savez au moins si il y a un début de jugement ans cette affaire ? Car sinon je ne peux rien pour vous. » Et j'espère qu'au fond je ne pourrais rien pour lui comme ça il allait très vite s'éclipser et ne jamais revenir. Oh oui, j'espérais, je priais même intérieurement, pour une fois que je faisais ma prière. J'ouvris quand même un des logiciels pour voir si dans les archives il y aurait un tel dossier. Je tapais les noms et je trouvais rapidement un dossier dans les archives. Ah merde. Ca voulait dire que ça n'allait pas finir ce soir. « Il est dans la partie archives, mais je n'ai pas les clés. » fis-je innocemment. Je n'allais pas défoncer une porte pour lui et sa faux ! Je tenais quand même à mon travail.    
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Sam 26 Avr - 13:58

Ekaitz ∞ Sezaïc
parce que c'était lui, parce que c'était elle.
Eliott considéra la petite avocate avec curiosité. Sa rédemption ? Il n'avait rien trouvé de particulier sur elle et c'était ce qui le poussait à dire qu'elle n'était pas l'assassin. Quand il la voyait là, assise derrière son bureau, il n'arrivait pas à l'imaginer avoir commis des erreurs. Enfin bien sûr, tout le monde en faisait mais à des échelles différentes. Certains se contentaient de rouler trop vite ou de boire le verre de trop, d'autres étaient des tueurs. Comme toi. Non, Eliott n'était pas un tueur, il ne faisait que rendre la justice et trouver de quoi faire vivre sa soeur et son neveu. Ça n'allait pas plus loin. Bon bref, il se laissait facilement distraire là, ça n'allait pas. Si la vie de cette demoiselle l'intéressait vraiment, il n'aurait qu'à faire de plus amples recherches. Il était assez doué pour le piratage - après tout ce temps passer sur les machines en même temps... - donc peut-être pourrait-il pénétrer les ordinateurs d'un commissariat. Ce serait un bon défi, sauf qu'il n'avait pas vraiment le temps. Tu dois dormir, lui disait sa soeur en permanence, tu ressembles à un zombi. Tu parles oui, bien sûr qu'il ne ressemblait à rien, il poursuivais sa petite vie d'avant le jour, travaillait la nuit. Ce n'était pas franchement reposant. « Non, vous n'avez pas le choix. » La jeune femme avait arrêté ses remarques et Eliott se sentait plus tranquille du coup. Qu'elle lui réponde le mettait vaguement mal à l'aise, elle perdait ce statut de simple victime pour passer à celui d'être humain. Il n'aimait pas ça. Il la regarda noter les noms et informations sur un papier avec satisfaction. Rien ne disait qu'elle le ferait mais c'était un peu comme si elle s'engageait. Et puis dans tous les cas, rien ne lui interdisait une petite visite surprise. « Oh, la police ne sert pas à grand chose à Belfast, vous savez ? L'affaire a été oubliée en moins de deux jours. Il suffisait qu'il y ait un nouveau meurtre et basta. Elle n'était pas importante, elle n'était pas dangereuse, elle... » Tais-toi maintenant. « Mais je ne m'inquiète pas, je suis certain que vous trouverez quelque chose. Après tout, vous êtes avocate, vous devez pouvoir avoir accès à beaucoup de choses... » Eliott se pencha légèrement sur le bureau. « ... avec un peu de volonté. » Il la regarda pianoter sur son ordinateur et fit le tour pour la rejoindre. C'était risqué, il le savait bien, mais il était tellement près du but... Enfin non, de la première étape. Une fois qu'il aurait les informations de la police, de l'autopsie et tout le bordel qui allait avec et dont il n'avait jamais entendu parler, il pourrait peut-être orienter ses recherches. Sauf que voilà, être aussi proche de cette fille, c'était se rendre compte qu'elle n'existait pas seulement aujourd'hui. Elle était comme sa soeur, elle avait peut-être un copain, des enfants, des amis, des parents aussi... Ou même un frère. La menacer... Laisse tomber les crises de conscience, Eli'. Oui, ce n'était pas comme s'il allait lui faire du mal après tout, il avait trop besoin d'elle. Et puis elle n'avait pas vu son visage. « Les clefs ? Oh, c'est pas grave, vous allez vous initier à l'ouverture de portes closes comme ça. » Il s'écarta légèrement et lui fit signe de passer. « Il n'y a plus grand monde dans le bâtiment, ça ne devrait pas poser de soucis. »

En fait, il priait pour qu'elle ne prenne pas la fuite car il ne saurait alors pas quoi faire. Il aurait pris le risque de venir ici mais si elle partait en courant et qu'il ne remettait pas la main sur elle dans la nuit, elle pourrait tout raconter, elle serait probablement protégée... Et lui n'aurait pas ses dossiers. Bien sûr, rien n'empêchait qu'une fois qu'il serait parti, elle aille aussi au poste de police. « Évitez de vous enfuir, s'il vous plaît, j'ai vraiment besoin de cette paperasse. » Sa voix avait pris des accents suppliants et d'ailleurs, il avait presque abandonné les phrases impersonnelles pour reprendre des mots qu'il utilisait dans la vie courante. Pas très sérieux tout ça. « Menez-moi aux archives, on se débrouillera là-bas pour entrer sans trop mettre le bordel. » Voilà qu'il recommençait. Eh, c'est pas ta pote cette nana, c'est une avocate et t'as besoin d'elle pour ces foutus papiers.

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∞ ARRIVÉ(E) A BELFAST : 13/04/2014

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Sam 26 Avr - 19:06

Ekaits ∞ Sezaïc
Je n'aimais pas du tout la tournure que prenait cette soirée. Alors que j'aurai du être tranquillement en train de réfléchir à des circonstances particulières pour protéger des gens, j'étais en train de me faire menacer par un homme avec une faux. Il y avait mieux comme soirée ! Au fond de moi j'étais effrayée, mais je n'en montrais rien. Cacher les émotions ça me connaissait. Je le fixais, pour lui montrer que je n'avais pas peur bien que mes mains tremblaient. Comme si je me mentais à moi-même en fait. Je me demandais juste pourquoi il n'allait pas carrément à la police, ce serait plus pratique. C'était bien eux qui s'étaient occupés de cette histoire et ainsi moi j'aurai continué ma vie tranquillement. Mais non, pour lui c'était clairement que les policiers ne savaient pas faire leur travail car ils avaient bouclé rapidement l'enquête en un claquement de doigt, ne cherchait pas. Et ? Ce n'était pas de ma faute... Et portant il venait s'en prendre à mon compte sur le coup, ce que je n'appréciais guère. Il avait l'air déstabilisé par moment et j'en concluais que monsieur était novice en la matière car je pense qu'un professionnel m'aurait déjà menacé de la faux sous la gorge pour me dire de me taire. Il me disait qu'en tant qu'avocate j'avais accès a beaucoup de choses. Il le croyait vraiment ? Il me menaçait même, je déglutis un instant. « En gros, si je me débrouille pas vous allez me faucher c'est ça ? Vous savez que je ne suis pas du blé ? Ah elle est belle l'Irlande de nos jours ! J'aurai du resté en Australie finalement, je ne serai pas en train d'avoir un psychopathe qui en plus ne sait pas se contrôle, car oui on voit tout de suite que vous n'êtes pas à l'aise, devant moi avec une faux ! » Je cherchais à le déstabiliser. C'était jouer avec le feu, mais peut-être que cela allait payé ? Je ne savais pas, j'avais envie de me frapper d'un côté pour me faire taire, mais d'un côté je me demandais s'il savait vraiment ce qu'il faisait. J'avais fais ses recherches, pensant qu'après je serai tranquille. C'était sans compte que le dossier était du côté des archives et que donc j'allais devoir avoir les clés. Clés que je n'aurai jamais, bien trop débutante pour obtenir ce précieux butin. Je le lui disais et il me faisait rapidement comprendre qu'il fallait que je force la porte. « Non mais... NON ! » Fis-je en le regardant comme s'il était carrément taré – enfin il l'était. « Je veux dire, je viens de débuter j'ai pas envie de perdre mon job en un claquement de doigt. Puis... » Je jetais un coup d'oeil à la faux et je compris rapidement qu'elle n'était pas en plastique et peut-être que mes réflexions allaient le pousser à bout. Bien trop heureuse de ma vie d'en ce moment, je soupirai. « Okay je vais le faire. » Je me levai de mon bureau pour aller en direction de la salle des archives et il me disait qu'il vaudrait mieux que j'évite de m'enfuir. C'est sûre que j'allais m'amuser à courir dans le bâtiment – vide – en criant qu'un mec avec une faux voulait me tuer. « Evitez de me trancher la gorge. » Fis-je sur un ton sarcastique bien que mes mains tremblaient. On arrivait enfin devant la porte des archives et je me retournais pour l'observer. « Et je fais quoi maintenant hein ? C'est pas avec mon poids plume que je vais défoncer cette porte. »    
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Dim 4 Mai - 21:52

Ekaitz ∞ Sezaïc
parce que c'était lui, parce que c'était elle.
Psychopathe. Elle osait le traiter ouvertement de psychopathe. Si Eliott vit rouge, il se força à réprimer les tremblements de colère qui l'animaient. Bien sûr, elle n'était pas dans sa tête, sinon elle aurait compris qu'il n'était pas un... un psychopathe. Elle aurait compris qu'il avait ses raisons et qu'elles étaient parfaitement saines. Les tueurs devaient être tués, surtout lorsqu'ils s'en prenaient à ses proches. C'était plutôt logique, non ? Quand à la souffrance, Eliott se disait que c'était pour les minutes, les heures, les jours supplémentaires qu'ils avaient eu par rapport à leur victime. Alors oui, il aimait cette idée, il se repassait la scène en boucle dans sa tête en savourant chaque seconde. Et franchement, il ne voyait pas où était le mal là-dedans. « Oui, vous allez le faire. » De toute façon, ce n'était pas comme si elle avait le choix. Il avait besoin de ces dossiers et ce même si cette idiote ne les récupérait pas de son plein-gré. Eliott observa la porte des archives et soupira. C'était une grosse porte. Une sacrément grosse porte même, pour des archives. Bon certes, les archives des affaires, ça devait être important et il ne fallait pas que n'importe qui y accèdent mais... Je ne suis pas n'importe qui. « Peu importe, je sais où elles sont maintenant. » Sans prévenir, il leva un genou et donna un violent coup de pied à la porte. Qui ne fit que trembler sur ses gonds. D'accord, c'était une sacrément grosse porte sacrément solide. Dans l'interstice, il voyait le verrou fermé, il voyait aussi qu'elle s'ouvrait vers l'intérieur de la pièce. Une chance pour lui. Il renouvela son cou une fois, deux fois. « Elle est solide votre porte. Il n'y a pas des clefs qui ouvrent n'importe quelles portes ici ? Un vigile ? » Peu de chance qu'un vigile aie la clef en question mais ils n'allaient pas camper ici toute la nuit. Enfin surtout lui. A chaque seconde passée dans le bâtiment, le risque d'être découvert augmentait. Eliott préférait les expéditions éclair, celles qui ne prenaient qu'un instant. Là... « Tut tut tut... Vous savez quoi ? Vous allez vous débrouiller pour obtenir les dossiers. Vous avez tout noter, vous n'oublierez rien. Je vous fais confiance. Je repasserai vous voir un de ces jours, d'accord ? » Se défouler sur la porte, même si elle ne s'était pas ouverte, lui avait fait du bien. Une façon de libérer la violence qui l'habitait sans cesse depuis un mois. « C'est bien compris ? Et à ma prochaine visite, vous aurez intérêt à les avoir, ces foutus dossiers. Discrète et mignonne comme vous êtes, vous devriez y arriver. Je viendrai les chercher directement chez vous. » Eliott recula de plusieurs pas, cherchant l'escalier le plus proche du regard. Oui, chez elle ce serait très bien. Les gens n'aimaient pas qu'on entre sur leur territoire.

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the victim

∞ ARRIVÉ(E) A BELFAST : 13/04/2014

∞ FLÈCHES TIRÉES : 550


∞ DOUBLE COMPTE : percy matheson

∞ RP DISPONIBLE : oui



Lun 5 Mai - 18:39

Ekaits ∞ Sezaïc
J'aurai préféré passer ma soirée chez moi, devant un film avec un pot de glace plutôt que de subir ça. Je me doutais qu'en rentrant j'irai manger de la glace pour me consoler d'un tel supplice que j'étais en train de subir. Je marchais donc en direction de la salle des archives, hésitant de temps à autres pour partir en courant, mais vu la faux qui se tenait près de moi, je me disais que ce n'était pas une bonne idée. Je restais donc sage comme une image, pour une fois dans ma vie ! A croire que mes parents auraient du me menacer d'une arme pour que je calme mes ardeurs durant mon adolescence ! On arrivait devant la porte et c'était tout ce que je pouvais faire. Je n'avais pas les clés et ce n'était pas avec mon poids plume que j'allais pouvoir défoncer la porte qui avait l'air même d'être blindée. A croire que les avocats étaient paranos qu'on leur pique des dossiers, mais j'avouais que je commençais à comprendre la paranoïa si certains avaient été confronté à ce genre d'individu ! Il avait tenté de défoncer la porte et je me mordais très fort les joues pour ne pas rigoler devant cet acte un peu... absurde ? Franchement cela se voyait que la porte n'allait pas se défaire en un coup de pied. Je me taisais ce pendant, restant bien silencieuse. Bizarrement, cela ne me ressemblait pas. A force, je devenais même curieuse. Pourquoi ce dossier était dans les archives si pour les autorités il était sans importance ? Piquée dans ma curiosité, j'avais une folle envie de savoir à présent. « Euh... Très bonne question. Je ne suis là que depuis une ou deux semaines, je ne sais même pas si un passe-partout existe. Quant au vigile, je pense que s'il ne s'endormait pas devant les écrans, il aurait déjà averti la police. » Franchement, il faudrait que je parle à la direction de ça. Un vigile qui dormait devant son poste, c'était décidément n'importe quoi. J'aurai pu me faire décapiter, il aurait sans doute dit qu'il n'avait rien vu ! En plus, j'aurai préféré qu'il soit réveillé, ainsi la police se serait grouillée et moi j'aurai pu respirer. J'espérais du fond de mon cœur que la police arrive, mais je pouvais rester dans mes rêves utopiques. Il me demandait si j'étais d'accord pour qu'il revienne un de ces jours, enfin c'était plutôt que question rhétorique, j'aurai dit non, le résultat aurait été le même. J'avalais difficilement ma salive en le regardant. Ne pas trembler. Ne pas trembler. C'était ce que j'étais en train de me répéter dans la tête. « Avec plaisir. » Fis-je sur un ton assez sarcastique. Ca voulait dire qu'il faudrait que je fasse pas mal de recherches, bon au moins si on me donnait pas de travail, ça pourrait occuper mon temps... Il faudrait bien évidemment que je fasse tout ça à l'écart des collègues, sinon ils poseraient des questions. Je crus que mon cœur allait cesser de battre un instant à la fin de sa phrase. Chez moi ? Non. Pas chez moi, tout mais pas ça. Il y avait Oliver. « Vous ne savez pas où j'habite. » Fis-je comme pour m'en convaincre moi-même. « Je préfèrerai que l'on se voit ailleurs si on doit obligatoirement se voir mais pas chez moi. » Il en était hors de question, je devais protéger mon fils de tout ça. « Si vous choisissez chez moi, je ne chercherai pas les dossiers. Vous pourrez même me tuer, cela me serait totalement égal, mais rentrer chez moi il est hors de question. » Fis-je avec une sorte d'assurance, qui quand même me faisait trembler la voix.   
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I'm holding on your rope, got me ten feet off the ground and I'm hearing what you say. But I just can't make a sound. You tell me that you need me. Then you go and cut me down, but wait...You tell me that you're sorry. ©️ signature by anaëlle.
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Lun 26 Mai - 18:30

Ekaitz ∞ Sezaïc
parce que c'était lui, parce que c'était elle.
Eliott la contempla avec perplexité. Chez elle, c’était pourtant l’endroit le plus simple. Certes, ça lui donnait un avantage : recevoir des inconnus mettaient souvent les gens mal à l’aise, ils perdaient leurs moyens et lui trouvait qu’ils obtempéraient mieux du coup. Mais pour l’occasion, la petite avocate aurait en plus le bénéfice d’être sûre de garder ça pour elle. C’est pour toi, cet avantage, pas pour elle. Oui certes. Dans l’affaire, c’était lui qui devait absolument garder tout ça sous silence, sans quoi il finirait il ne savait où. « Facile de trouver où vous habitez, vous savez ? La magie de l’ère d’Internet. » Et puis son esprit s’éclaira d’un coup. Ce n’était pas tant la présence d’un inconnu chez elle qui devait la faire flipper à ce point – parler de se faire tuer était un peu extrême quand même – mais probablement l’existence de quelqu’un d’autre à protéger. « Réfléchissez trois minutes, s’il vous plaît. » Bien sûr que oui, il faudrait qu’ils se revoient. Eliott n’allait pas récupérer les dossiers par l’opération du saint esprit. « Vous tuer serait parfaitement idiot puisque de toute évidence, j’ai besoin de vos services. De plus, même si vous veniez à disparaître de la surface de la Terre, ça ne m’empêcherait pas de pénétrer chez vous. » Morte ou vive, sa maison resterait une maison. « Et puis j’imagine que votre mort, comme celle de cette pauvre madame Stark, causerait beaucoup de chagrin. Alors ne parlez pas de mourir comme si c’était le cadet de vos soucis. » Une pointe d’énervement chez un Eliott qui se refusait habituellement à parler de sa mère. Ouais, sa mère était partie, tuée par… Quelqu’un. Elle était simplement descendue chercher un truc au magasin le plus proche, et elle n’était jamais revenue. « Je ne sais pas si vous avez des gens dans votre vie, un môme, un copain, mais vous imaginez leur tronche si vous mourrez comme ça ? Idiote. » Enfin bref, Eliott pouvait toujours s’énerver, il avait besoin de ces foutus dossiers. « Chez vous, car c’est l’endroit le plus sûr. Si vous trouvez les dossiers, vous aurez ma parole de ne toucher à rien. » Ni personne.

Eliott chercha des yeux les escaliers les plus proches. Il ne s’était déjà que trop attardé ici et s’il prenait l’envie à un vigile de monter… Non, il fallait qu’il soit sage ce soir, s’il espérait voir un jour les dossiers et leur contenu. « Je passerais la semaine prochaine. Chez vous, tard. » Pas question de traumatiser un éventuel gamin, merci bien. Et puis on ne savait jamais. Si les choses dérapaient ou quoi. Un véritable enfant de cœur, hein. Eliott repoussa mentalement la petite voix dans un coin de son esprit. Tout en parlant, Eliott s’était avancé jusqu’à la porte de la cage d’escaliers. Sans rien ajouter, il la passa. Rentrer discrètement maintenant.

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parce que c'était lui, parce que c'était elle. (sezaïc)

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